Les prochains jours risquent d'être cruciaux pour les 200 travailleurs de Durobor

Durobor, le fleuron de Soignies, n'en est pas à ses premiers démêlés avec les tribunaux de commerce...
Durobor, le fleuron de Soignies, n'en est pas à ses premiers démêlés avec les tribunaux de commerce... - © YVES BOUCAU - BELGA

L'entreprise doit passer devant le tribunal de commerce lundi prochain pour décider de l'avenir de la gobeleterie. Car l'entreprise va mal, et ce n'est pas la première fois...

En effet, Durobor, le fleuron de Soignies, n'en est pas à ses premiers démêlés avec les tribunaux de commerce. Ici, la situation est délicate. Parce que produire un verre de bière aujourd'hui, cela demande un investissement important en frais fixes. Il faut payer la matière première, l'électricité et le gaz pour maintenir le four en activité, payer la main d'œuvre, les salaires des employés et ensuite compter sur des ventes bénéficiaires. Et un verre de bière, cela ne se vend pas très cher. Surtout quand les concurrents turcs et portugais tirent le prix vers le bas.

Pourtant, le marché du gobelet pourrait être rentable, mais les actuels gestionnaires de l'entreprise semblent ne pas avoir trouver la clé de la réussite. Il y a donc danger, imminent, pour les 200 travailleurs de l'usine qui pourrait passer dès ce lundi par une procédure de redressement judiciaire, pour permettre de trouver des repreneurs et de transférer l'activité.
D'ici là, il faut malgré tout garantir le fonctionnement du four et son maintien en veille. La Région wallonne doit financer la veille jusqu'en juin. Ensuite ? C'est l'interrogation.

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