Les policiers louviérois équipés de bodycams dès le mois de novembre

Les policiers louviérois équipés de bodycams dès le mois de novembre
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Les policiers louviérois équipés de bodycams dès le mois de novembre - © rtbf.be - Nicolas Rondelez

La bodycam fait désormais partie du matériel à disposition des policiers de la zone de police de La Louvière. Cette petite caméra, fixée au gilet pare-balles, permettra aux agents sur le terrain d'enregistrer l'image et le son de leurs interventions ou contrôles s'ils l'estiment nécessaire. Dans un premier temps, ce sont les policiers des services intervention, circulation et d’assistance spécialisée qui en seront équipés dès le mois de novembre. Son usage est strictement encadré par la loi. Au total, 33 caméras, pour un budget de 47.000 euros, ont été acquises par la zone et seront mises en service dans les prochaines semaines, après la formation des agents.

"L’acquisition de ces caméras est le fruit d’une réflexion de plusieurs mois", a indiqué le bourgmestre de La Louvière, Jacques Gobert (PS). "C’est un outil qui apporte une réelle plus-value tant pour le citoyen que pour le policier. Il y a le constat d’une nette diminution de la violence lors des interventionsUn citoyen qui se sait filmé et enregistré, de même qu’un policier qui sait que tous ses faits et gestes seront enregistrés, font en sorte que cela apaise la relation entre les personnes. Les objectifs de l’utilisation des bodycams sont à plusieurs niveaux : on sait, notamment, que les policiers font régulièrement l’objet de critiques, on voit régulièrement des images filmées sur des scènes d’intervention, des images souvent très parcellaires et qui contribuent à des jugements portés sur des éléments qui ne sont ni complets ni objectifs."

Lors d'un contrôle, un avertissement obligatoire sera énoncé par le policier. Car pour Ronald Colette, directeur des opérations, "Une des conditions sine qua non à la prise d’enregistrement est l’avertissement préalable à la personne qui en fait l’objet avec la phrase 'vous êtes audio-filmé'."

Les images enregistrées lors d’interventions seront stockées sur un serveur sécurisé pendant maximum douze mois. Pendant ce délai leur consultation sera très contrôlée et, selon Ronald Colette toujours, "C’est absolument impossible d’altérer, de modifier, de quelle que manière que ce soit, les images. Et un tracing est organisé afin de déterminer qui a accédé, à quel type d’enregistrement, et à quel moment. Une demande qui est soumise à l’introduction préalable, par celui qui veut consulter, d’un motif légitime. Dans le mois qui suit l'intervention, que ce soit en matière de police administrative ou de police judicaire, le policier peut accéder aux images. Passé ce délai, on ne peut plus y accéder que pour des finalités de police judiciaire et avec l’accord du procureur du roi ou du juge d’instruction."

Les images enregistrées pourront servir, notamment, dans le cadre de la rédaction de procès-verbaux.

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