Les mandats de protection extrajudiciaire sont de plus en plus nombreux

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Illustration - © Belga AFP

Comment devrait-on gérer vos biens et votre bien-être si ce qui vous arrive vous rend incapable de prendre des décisions ? C’est une question que de plus en plus de Belges se sont posée ces derniers temps. Et le coronavirus n’y est peut-être pas étranger. Du coup, le nombre de recours à ce que l’on appelle le mandat de protection extrajudiciaire a augmenté. L’an dernier, 59.000 Belges l’ont choisi pour désigner les proches en qui ils ont confiance et les guider dans les décisions les concernant.

Il y a deux ans, le beau-père de Patrick a fait un AVC. Après cela, il s’est retrouvé incapable de gérer ses biens et la justice a alors désigné un administrateur. Une situation qu’ont mal vécue Patrick et son épouse : "On a quand même trouvé cela très difficile parce que, d’une certaine manière, nous étions mis de côté. Nous n’avions même pas le droit de préciser quoi que ce soit."


Le couple décide alors de ne pas vivre la même mauvaise expérience et rédige un mandat de protection extrajudiciaire chez leur notaire louviérois Sylvain Bavier. Pour ce dernier, il s’agit d’une solution intéressante : "Vous allez pouvoir gérer, d’une part, tout ce qui concerne vos biens par exemple les biens immobiliers mais également tous les aspects relatifs à votre personne. Votre personne, ça peut être des choses extrêmement importantes comme le fait d’être hospitalisé dans telle ou telle institution ou d’aller dans telle ou telle maison de repos."

Patrick et son épouse estiment que cette démarche va leur permettre d’épargner leur entourage : "Cela lui évitera de prendre des décisions difficiles. D’une certaine manière, les décisions c’est nous qui les avons prises maintenant, à l’avance. On leur a communiqué. Et donc, lorsque viendra le moment, ils savent ce qu’ils ont à faire sans avoir le poids émotionnel de devoir choisir eux-mêmes et de prendre des décisions qui parfois sont difficiles comme, par exemple, dans les cas d’euthanasie."

Une attitude tout à fait compréhensible mais qui a un coût : 500 euros en moyenne.

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