Les infirmières (infirmiers) français de plus en plus nombreux dans les hôpitaux de Wallonie picarde

Dans les hôpitaux proches de la frontière, le nombre d'infirmières (ou infirmiers) français(es) avoisine les 30%
Dans les hôpitaux proches de la frontière, le nombre d'infirmières (ou infirmiers) français(es) avoisine les 30% - © Google Maps

Plus de 1.000 médecins et responsables hospitaliers démissionnent en France où la crise des l'hôpitaux n'en finit pas de s'aggraver. Conséquence de ce profond malaise, de plus en plus d'infirmières françaises préfèrent travailler dans les hôpitaux belges. Meilleures conditions de travail, meilleurs salaires, les raisons ne manquent pas pour expliquer cette tendance lourde. Comme au Chwapi à Tournai où un tiers des infirmières sont des Françaises.
Rachida El Ghadi est infirmière en chirurgie orthopédique à Tournai depuis 5 ans. Elle a fait ses études en Belgique et a tout de suite trouvé un emploi ici: "au niveau de mon épanouissement personnel, je suis très très bien. Au niveau de l'ambiance d'équipe aussi. Au niveau des horaires, ça m'arrange super bien. Au niveau de la qualité, la sécurité des patients et tout ça, tout me va pour l'instant", se réjouit-elle.

Une sur trois

Un choix que beaucoup de collègues de Rachida ont fait aussi, comme le confirme Bernard Fadeur, directeur du département infirmier du Chwapi le centre hospitalier de Wallonie picarde: "aujourd'hui nous avons 1.300 personnes qui composent le département infirmier, dont 900 infirmières, sages-femmes et on y retrouve 270 soignants français, françaises". Comme au Chwapi, d'autres hôpitaux belges proches de la frontière emploient aujourd'hui près d'un tiers d'infirmières françaises.

40% de salaire en plus

Et cerise sur le gâteau, en Belgique, le salaire moyen est 40% plus élevé qu'en France, comme le détaille Rachida : "une infirmière qui sort de l'école en France, elle est payée à peu près 1.400, 1.500 euros bruts. Et ici, on commence à 1.700, 1.800. Du coup c'est vraiment intéressant".

Le choix est vite fait et ces infirmières françaises comblent la pénurie pourtant annoncée à cause de l'allongement des études. Conséquence: de l'autre côté de la frontière à Roubaix, l'hôpital public connaît une véritable pénurie de personnel.

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