Eric Domb répond à la lettre ouverte des indépendants de Brugelette

Les indépendants de Brugelette écrivent à Eric Domb
Les indépendants de Brugelette écrivent à Eric Domb - © CARDON CORALIE - IMAGEGLOBE

Des indépendants, des commerçants, des chefs d'entreprises regroupés au sein d'une association qui s'appelle le Gacieb viennent d’écrire une lettre ouverte au patron de Pairi Daiza (par ailleurs président d’honneur de ce groupe). Ce que demandent ces habitants de Brugelette, ce sont des informations.

En particulier en ce qui concerne le camping de Brugelette, racheté fin 2015 par Eric Domb. Que va-t-il en faire? Une question sans réponse depuis l’abandon du projet d’écovillage sur le site de la sucrerie de Brugelette. Ce terrain de 60 ha, propriété de la Région wallonne, se trouve près du centre du village. Eric Domb a rêvé d’y implanter un écovillage de vacances, respectueux de l’environnement.

Mais ce projet a rencontré des résistances. Principalement de la part du bourgmestre PS de Brugelette, André Desmarlières. Certains citoyens se sont mobilisés également: 270 personnes ont signé une pétition en faveur d’un autre projet, celui de la commune. Cet autre projet vise à développer sur le site de l’ancienne sucrerie des " Quartiers Nouveaux" (dans le cadre d’un appel à projet lancé par la Région wallonne pour créer de nouvelles zones d’habitat en évitant l’étalement urbain). Devant ces réactions négatives, Eric Domb a renoncé à son idée de village de vacances, il y a plusieurs mois déjà.

L'avenir du camping

Et le GACIEB dans tout ça ? Le groupement des indépendants de Brugelette soutient les "Nouveaux Quartiers". Il a d’ailleurs conclu un partenariat public-privé pour le développement d’une zone d’activités économique intégrée au projet. Si l’association s’adresse aujourd’hui à Eric Domb c’est pour en savoir plus sur ce qu’il veut faire du camping, maintenant que le projet d’écovillage semble tombé à l’eau (les deux terrains sont voisins). Et le GASIEB a une suggestion, celui de développer une activité maraîchère respectueuse de l’environnement : "Nous avons l’écho d’un intérêt grandissant de citoyens pour des terres affectées à une agriculture alternative non intensive. Ne serait-ce pas l’occasion de permettre la création d’activités qui préservent et renforcent le caractère rural de la commune ? ".

A travers cette lettre au ton cordial et adressée à la deuxième personne du singulier, on sent que ces indépendants veulent rester en bon termes avec Eric Domb. Dans une commune où les relations sont exécrables entre le bourgmestre et le patron de Pairi Daiza, le président du GASIEB, Michel Niezen veut-il jouer les médiateurs? "On n’a pas été désigné pour être médiateur, on n’a pas de mandat dans ce sens-là mais nous sommes un peu désolés de cette situation et on essaie de poser des gestes qui favorise une reprise de dialogue. D’autant qu’Eric Domb a déclaré qu’il abandonnait son projet d’écovillage, je pense dès lors que les obstacles à la reprise d’un dialogue n’existent plus"

La réponse d'Eric Domb

Eric Domb a répondu à la lettre ouverte du GASIEB en affirmant son désir d'associer l'ensemble du personnel de Pairi Daïza  à la réflexion sur l'avenir du terrain de camping étant donné que de nombreux collaborateurs du Parc habitent l'entité.

Dans sa lettre de réponse, le président-fondateur du Parc animalier souligne l'intérêt qu'il porte au maintien du caractère rural de la localité en précisant que "des activités de maraîchage, d'élevage ou de sensibilisation incarnant les valeurs d'une agriculture responsable figurent en bonne place parmi les options envisagées".

Une porte ouverte au dialogue, et à la créativité aussi, puisqu'au détour d'une petite phrase, Eric Domb, précise que "ce ne sont pas les seules pistes" pour le devenir du terrain de camping de Brugelette.

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