Les Carolos Dirty Monitor finalistes du concours de vidéo-mapping de Bucarest

Les Carolos Dirty Monitor finalistes du concours de vidéo-mapping de Bucarest
Les Carolos Dirty Monitor finalistes du concours de vidéo-mapping de Bucarest - © Tous droits réservés

Le collectif de vidéo-mapping carolo, qui s'est illustré par ses spectaculaires projections vidéos sur facades lors de l'inauguration de Mons 2015 et de la soirée Smoke on the Water, s'envole ce vendredi pour Bucarest ! L'équipe de quinze infographistes, architectes et créatifs est sélectionnée pour participer en Roumanie au concours international de vidéo-mapping ! Seules six équipes (sur les trente-cinq candidats), venues du monde entier, ont été retenues pour la grande finale, qui se déroulera samedi soir. L'exercice imposé est difficile : projeter des images sur le palais de l'ancien dictateur Ceausescu, l'un des plus grand bâtiment au monde ! La thématique concerne les 4 éléments : l'Eau, la Terre, le Feu et le Vent, et la projection ne peut pas excéder quatre minutes trente !

Impatients de voir le travail des concurrents

"Nous avons proposé, voici quelques mois, un storyboard aux organisateurs". explique Mauro Cataldo, l'un des fondateurs du collectif carolo. "On y développait nos grandes idées par rapport à ces contraintes. Nous étions trente-cinq équipes candidates, et nous avons été retenus parmi les six finalistes, c'est incroyable, nous sommes ravis !" Les autres équipes viennent d'Allemagne, de France, de Russie et du Mexique."Nous ne savons pas ce qu'ils vont proposer. Nous, nous travaillons en 3D, mais ils peuvent venir avec du dessin animé 2D, une maquette avec de la peinture ... le mapping peut être très varié et nous aurons peut-être la surprise de voir quelqu'un arriver avec une idée toute simple et très efficace ! "

Un excercice très contraignant

"L'immensité du bâtiment sur lequel nous allons projeter nos images, c'est un avantage : nous avons de grandes surfaces. Mais c'est aussi un inconvénient car il est construit un peu comme une église : beaucoup de colonnes, de voûtes, de bas-reliefs. Et ça, ça demande une grosse réflexion sur la manière de travailler, puisqu'il y a peu de surfaces planes. La difficulté supplémentaire, c'est que nous n'avons pas eu le droit d'aller en repérage sur place ! Ca nous aurait permis de nous rendre compte des distances, du relief. Mais c'est le jeu !

Autre contrainte technique : les projecteurs. D'habitude, c'est nous qui les plaçons, selon ce qui nous convient le mieux. Ici, rien de tout cela : pour que les concurrents soient à égalité, les projecteurs sont placés par une équipe extérieure, et chacun va devoir composer avec leur emplacements. Leur nombre va être également bien plus important que d'habitude : 104 projecteurs de 20.000 lumen! Pour vous donner une idée, lors de la projection à la soirée carolo Smoke on the water, nous en avions 6, et lors de la soirée d'ouverture de Mons 2015 au Carré des Arts, il y en avait 20 ! "

Mauro Cataldo l'admet : les quatre éléments, sur lesquels il doit travailler, ce n'est pas ce qu'il préfère. "Les Dirty Monitor sont beaucoup plus axés sur les vrais mouvements d'architecture. Ceci étant, illustrer l'Eau, le Feu et la Terre, ce n'est pas très compliqué. Par contre, le Vent, là, il y a un vrai enjeu parce que techniquement, c'est un casse-tête. Mais tout l'enjeu est là !"

Une chose est sûre, c'est que l'univers habituel des Dirty Monitor sera bien présent, au travers des références à la robotique, l'espace, les films d'anticipation (comme 2001 Odyssée de l'espace ou Interstellar) et la musique, composée par eux-mêmes.

L'équipe est ravie de ce challenge : se confronter à des équipes venues du monde entier est très excitant, stimulant. Au delà du stress, ce sera un moment de plaisir dont veulent profiter pleinement les carolos. Proclamation des résultats par un jury international : samedi en fin de soirée.

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