Déconfinement : les autocaristes sont prêts à reprendre mais se sentent oubliés

Les autocaristes ont le blues...
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Les autocaristes ont le blues... - © RTBF - I. Palmitessa

Le déconfinement est en route et la reprise des activités est amorcée dans de nombreux secteurs. Notamment celui des vacances, de tourisme, où on évoque de plus en plus précisément ce qui sera possible ou pas cet été.

Mais un secteur reste totalement dans le flou, c'est celui des voyages en autocar. Ces professionnels sont complètement à l'arrêt depuis début mars. Et ils n'ont aucune idée des conditions dans lesquelles ils pourront redémarrer.

A Binche, Benoît Dieu nous montre un de ses autocars, tout neuf, dans le garage: "il est dans le garage depuis le 12 mars, il n'a pas encore roulé", déplore-t-il. "C'est dommage d'avoir des véhicules pareils et qui restent dans un garage plutôt que de transporter les clients"


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L'espoir de redémarrer est là mais dans quelles conditions et pour combien de clients? C'est le flou total. Surtout que les autocaristes sont tributaires d'un certain taux de remplissage de leurs autocars pour rester rentables. "Nous avons des obligations de remplissage de 75% pour pouvoir amortir nos frais de transports. Voyager avec vingt ou vingt-cinq personnes dans un car, c'est tout à fait irréaliste", fait-il remarquer. 

A Mons, autre société, autre créneau: Roland Van Gyseghem organise des voyages en autocars à travers l'Europe. Si le secteur aérien reprend, il ne voit pas pourquoi il n'en serait pas de même pour les autocars: "On parle de ne pas diminuer la capacité des avions, tout en prenant des mesures de sécurité... Des mesures que nous pouvons très bien prendre aussi en autocar. C'est pareil puisque l'espace en autocar est même plus large qu'en avion. On est plus confiné en avion qu'en autocar, où c'est plus spacieux, en fonction du nombre de personnes", argumente le patron. 

Roland déplore le manque d'information, aussi: "les clients attendent. Ils n'ont pas d'information non plus. Dans les conférences de presse gouvernementales, on parle un peu de tous les sujets mais très peu du voyage en autocar. Rien de filtre", regrette l'autocariste, qui rappelle que le secteur occupe 10.000 salariés en Belgique.

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