Les agents de la protection civile ont rendu un dernier hommage à la caserne de Ghlin

"Chers collègues, chers amis. Nous sommes ici pour dire adieu à la caserne de la protection civile de Ghlin." C’est par ces mots que le commandant Joëlle Brouillard a débuté l’éloge funèbre. Un enterrement symbolique au son du carillon pour marquer le coup à trois jours de la fermeture définitive de l’implantation hennuyère.

Dans l’assemblée, quelques yeux mouillés par l’émotion. "On ressent de la colère, du désarroi, de l’incompréhension mais aussi un grand sentiment d’abandon, résume le commandant Brouillard. Si nous avons organisé cette cérémonie, c’était aussi pour montrer au personnel que la population, les sympathisants étaient là pour les soutenir. Parce qu’on en a bien besoin en ce moment." Un soutien que certains auront matérialisé par un petit mot dans le registre des condoléances spécialement ouvert pour l’occasion.

Pour certains agents, c'est l'incertitude

L’avenir de la protection civile en Wallonie se passe à Crisnée, à l’autre bout de la Wallonie. Une vingtaine d’agents de Ghlin iront là-bas. D’autres ont déjà trouvé une autre orientation, comme François qui travaille désormais à Bruxelles pour le SPF Justice. Même s’il n’est plus agent de la protection civile, il n’aurait loupé cette cérémonie d’adieu pour rien au monde. "Je voulais voir une dernière fois ma caserne, les anciens collègues ", lâche-t-il.

Mais à ce jour, des agents ne savent toujours pas ce qu’ils feront en janvier. "Je sais que c’est ma dernière garde aujourd’hui, indique Yannick. Pour la suite, c’est le flou le plus total. Je ne sais pas ce que je dois faire, où je dois aller. Je me sens inutile et oublié."

Le 1er janvier aux petites heures du matin, la dernière garde à la caserne de Ghlin se terminera. La fin d’une histoire de près de 65 ans à Ghlin

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