Le vendredi 13: une journée vraiment difficile pour certaines personnes

Nous sommes aujourd’hui le vendredi 13, une date censée portée chance ou malheur.

On y croit ou pas mais certaines personnes atteintes de troubles obsessionnels compulsifs ne rigolent pas du tout. Elles sont maladivement superstitieuses et un petit élément peut provoquer des réactions irrationnelles.

Michèle Verlaeten est psychologue à l'hôpital psychiatrique Vincent Van Gogh de Charleroi, et elle connaît bien le comportement de ces personnes : "Pour elles, ça augmente encore le risque de malheur probable. Donc, une fois le vendredi 13 repéré dans le calendrier, elles vont se décider à ne rien faire à l’extérieur. Elles ne vont pas se déplacer et rester cloisonnées chez elles. Peut-être même ne communiqueront-elles pas avec d’autres personnes afin de ne pas les contaminer par le malheur du vendredi 13. On peut arriver à des situations assez complexes. Avec des personnes dont le fonctionnement social et professionnel est vraiment entravé par ces pensées superstitieuses que l’on peut appeler, à ce moment-là, des obsessions. "

Pour ces personnes, la thérapie aura pour but d’essayer d’aider ces personnes à accepter que ces pensées viennent mais qu’elles ne sont que des pensées. Le but du psychologue sera alors de les aider à continuer à mener leur vie normalement et à expérimenter, en fait, qu’il ne se passe rien de particulier le vendredi 13.

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