Charleroi : les structures d'accueil pour SDF essaient de s'organiser face au coronavirus

Charleroi : les structures d’accueil pour SDF essaient de s’organiser face au coronavirus
Charleroi : les structures d’accueil pour SDF essaient de s’organiser face au coronavirus - © Le Rebond

Le coronavirus affecte aussi les différents acteurs qui accompagnent les SDF. Les centres d’accueil doivent s’organiser au mieux pour continuer à accueillir leurs bénéficiaires tout en les protégeant et en protégeant les travailleurs sociaux.

Charleroi compte de nombreux centres d’accueil pour les personnes sans domicile fixe.

Il y a l’abri de nuit Dourlet et l’abri de nuit supplétif ouvert uniquement en période hivernale, deux structures du CPAS qui continuent de fonctionner avec, évidemment, une série de précautions d’usage.

Des précautions prises aussi au Rebond où, chaque week-end ainsi que la semaine, plus de 100 personnes différentes se présentent afin de pouvoir satisfaire des besoins de base. Ces besoins concernent notamment leur hygiène et il apparaît important pour les responsables de maintenir un accès aux douches ainsi qu’aux WC. Pour rester ouvert, une organisation tournante de tous les travailleurs, hors personnes à risque, est mise en place pour pallier l’écartement des personnes bénévoles et des stagiaires, afin de les protéger. Les mesures habituelles d’hygiène sont renforcées.

L’îlot, situé à Jumet, est une maison d’hébergement temporaire de 25 lits qui reste aussi ouverte. Par contre, le service d’accompagnement à domicile d’ex-sdf passés par cette structure est très limité et cela pose pas mal de problèmes. Chloé Thome, la porte-parole de l’asbl, explique : "Nous réduisons sensiblement notre service de guidance à domicile. Nous gardons un contact par téléphone avec ceux qui en bénéficient. L’objectif c’est surtout de les protéger sachant que ce sont souvent des gens affaiblis avec d’autres problèmes de santé et donc très vulnérables ! Le problème c’est qu’en faisant ça on les isole. Ce n’est pas un problème pour quelques jours mais si ça doit durer nous aurons un gros problème !"

Enfin, la situation est très critique aussi au Triangle à Mont-sur-Marchienne. On y trouve une maison d’accueil pour les familles, un centre de jour et de nuit. Là, 25% du personnel est déjà écarté par mesure de précaution. Plus aucune activité ni réunion n’y sont organisées. On se limite à l’hébergement en espérant qu’il n’y aura pas de cas de coronavirus. Si ça devait arriver il faudrait en urgence trouver de nouveaux locaux, assurer un encadrement avec tous les problèmes sanitaires et de logistique que ça pourrait poser.


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