Le projet de l'entreprise Carolo Recycling inquiète à Châtelet et Aiseau-Presles

Le site de l'ancienne décaperie de la Praye à Pont-de-Loup (Aiseau-Presles)
Le site de l'ancienne décaperie de la Praye à Pont-de-Loup (Aiseau-Presles) - © Google Street View

Un projet de centrale à béton et de traitement de déchets envisagé à cheval sur les territoires de Châtelet et d’Aiseau-Presles provoque la colère des riverains. Ils ont appris, il y a deux semaines, la demande de permis unique effectuée par l'entreprise Carolo Recycling. Elle concerne le site de l'ancienne décaperie de la Praye. Leurs craintes se formulent par rapport au bruit du ballet des camions supplémentaires ainsi qu’à la poussière dégagée par ce charroi.

Fabrice Rensquin s'est mobilisé et a créé une page Facebook pour informer les autres riverains. Il explique: "Dans la région, on est extrêmement envahi par ces sociétés qui sont polluantes, notamment l’ICDI. Aujourd’hui, on est au 21e siècle, on a des armes pour informer un maximum de monde. Dans cette région, on a 7 000 riverains minimum qui sont contre l’installation de cette usine. On n’en peut plus. On a déjà tellement d’usines polluantes que le vase est plein et que cette petite goutte ne saura plus rentrer."

Les poussières vont voler dans l’atmosphère

Les communes concernées, Châtelet et Aiseau Presles, n’ont qu’un avis consultatif dans ce dossier. La décision revient aux fonctionnaires technique et délégué de la Région Wallonne. Mais pour Jean Fersini, bourgmestre d'Aiseau Presles, les mesures anti-bruit proposées par l’entreprise sont clairement insuffisantes: "Le charroi qui avoisinera les 200 camions, qui passeront à 50 mètres des maisons, n’empêchera pas le déplacement des poussières. On nous dit que tous les résidus de tous les incinérateurs vont arriver sur ce site-là. Les poussières vont voler dans l’atmosphère et, au niveau de la santé, les particules fines seront là et les habitants sont à 150 mètres de ces industries-là. Et donc ça devient invivable."

La poubelle de l’arrondissement du grand Charleroi

Jean-Claude Grolaux, conseiller communal à Aiseau Presles, ne veut pas non plus de ce projet. Pour lui, "Si Carolo Recycling vient sur ce site en question, c’est une nuisance supplémentaire exponentielle mais aussi en termes de plages horaires car ils veulent aussi avoir des activités le week-end et la nuit. On ne peut pas accepter que les trois communes d’Aiseau-Presles, Châtelet et Farciennes deviennent et restent la poubelle de l’arrondissement du grand Charleroi. Je ne suis pas le genre de type qui dit ‘pas chez moi, chez les autres’. Ce n’est pas ça. Celui qui connaît le grand Charleroi sait qu’il y a suffisamment de sites industriels désaffectés proches de tout mais suffisamment loin des habitations, des écoles et des bureaux pour pouvoir installer ce genre d’entreprise."

De son côté, l'entreprise Carolo Recycling n'a pas donné suite à nos questions.

La fin de l'enquête publique a été fixée au 28 mars 2017.

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