Le mouvement de grève n'est pas terminé aux TEC Charleroi et devrait se poursuivre samedi

Le mouvement de grève spontané touche à sa fin aux TEC Charleroi
Le mouvement de grève spontané touche à sa fin aux TEC Charleroi - © Tous droits réservés

Le mouvement de grève qui a débuté ce vendredi matin au sein des dépôts TEC de Genson et Jumet n'est pas terminé, confirme à la RTBF Jean Veracchi, permanent CGSLB. Les travailleurs qui bloquaient les dépôts ont simplement quitté les lieux après s'être assuré que les dernières prises de services étaient également bloquées. 

"Demain est un autre jour", a commenté le permanent libéral qui insinue que le mouvement devrait se poursuivre ce samedi 11 avril. Ce mouvement de grève spontané a été lancé à la suite d’une initiative du syndicat libéral CGSLB. Quelques bus et véhicules stationnés devant les dépôts ont empêché la sortie des bus.

Plusieurs motifs ont été évoqués. Les chauffeurs ont souhaité une prime et ne voulaient pas reporter leurs congés. "C’est une mesure nécessaire, comme c’est le cas dans d’autres secteurs, pour assurer une reprise normale de l’activité après le confinement et pour empêcher que plusieurs chauffeurs partent en même temps en congé", a précisé la porte-parole des TEC Charleroi.

Une partie des conducteurs souhaitait également une meilleure présence policière pour faire respecter les règles dans les bus. "Ils estiment qu’il y a beaucoup de personnes qui prennent le bus pour se balader et non pas pour des trajets essentiels. Il faut rappeler qu’il y a une excellente collaboration avec la Ville et que la police ne peut pas être partout en même temps." Certains chauffeurs se sont également plaints d’agressions subies ces derniers jours.

Seuls les bus des dépôts d’Anderlues et de Nalinnes ont circulé normalement. Selon les TEC Charleroi, la situation au sein des dépôts était tendue. "Plusieurs chauffeurs souhaitent quand même travailler mais ils en ont été empêchés."

Le secrétaire général du syndicat socialiste CGSP à Charleroi, Serge Delchambre, a fait savoir qu’il se distanciait du mouvement ce vendredi matin.

La direction des TEC avait qualifié ce mouvement de grève d’acte "irresponsable", expliquant que cela "empêchait le personnel médical de se rendre dans les hôpitaux et que cela mettait potentiellement en danger de mort des patients atteints de Covid-19."
 

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