Attaque informatique au CHwapi: les opérations non urgentes reportées, les consultations maintenues

Le CHwapi victime d'une attaque informatique en pleine pandémie: conférence de presse en cours
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Le CHwapi victime d'une attaque informatique en pleine pandémie: conférence de presse en cours - © Arnaud Montero - RTBF

Le CHwapi, le centre hospitalier de Wallonie Picarde, a été victime ce dimanche d'une cyberattaque, toujours en cours ce lundi. Tout l'hôpital n'est heureusement pas paralysé. Les opérations urgentes ont lieu. La vaccination des maisons de repos qui dépendent du CHwapi n'est pas impactée.

L'attaque est survenue vers 20h45 dimanche. Durant la nuit, le service informatique de l'hôpital a tenté de reprendre le contrôle, mais sans succès. Lundi, à 5h, le volet technique du plan d'urgence hospitalier a été lancé. Mais pour l'heure, 80 serveurs informatiques sont toujours cryptés, verrouillés. Les conséquences sont nombreuses, explique Didier Delval, directeur général du CHwapi: "Tout fonctionne avec l'informatique. On ne sait plus communiquer entre nous ou vers l'extérieur".

Pas de demande de rançon

Toutes les interventions non urgentes, une centaine, sont reportées. Les ambulances du 112 sont redirigées vers d'autres hôpitaux. Les consultations, elles, sont maintenues et les dossiers médicaux des patients restant accessibles. 

Aucune demande de rançon n'a été communiquée jusqu'ici. On n'a pas constaté non plus de vol de données. 

"C'est scandaleux!"

Tout le personnel médical s'indigne qu'une telle attaque puisse avoir lieu en pleine crise sanitaire. "C'est scandaleux", déclare Didier Delval. "Notre énergie, on doit la mettre ailleurs. On a des collaborateurs fatigués, surmenés par rapport à cette crise sanitaire. Ca en plus, c'est une très grosse difficulté, qu'on surmontera, mais c'est scandaleux."

Des informaticiens sont venus en renfort de Lille pour tenter de remettre sur pied le plus rapidement possible le système informatique. 

Fin 2020, diverses cyberattaques ont frappé le monde médical et les sociétés pharmaceutiques en charge du développement de vaccins contre la Covid-19. Pour Olivier Bogaert, deux explications sont possibles : la collecte de données à des fins concurrentielles d'une part, la demande de rançon d'autre part. "Le fait de pirater le système informatique d'un hôpital revient à pirater un organisme déjà sous forte pression. Ce côté 'panique' n'est pas anodin, le pirate utilise cette pression pour inciter l'organisme à payer la rançon rapidement" explique le commissaire à la Computer Crime Unit.

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