Le 8 août 2016, ce sera le 60e anniversaire de la catastrophe de Marcinelle

Le site du Bois du Cazier le 8 août 1956
Le site du Bois du Cazier le 8 août 1956 - © Belga

A Marcinelle (Charleroi), on commémorera cette année les 60 ans de la tragédie de la mine du Bois du Cazier. Le 8 août 1956, un incendie provoquait la mort de 262 mineurs bloqués au fond de la mine. Elle restera à tout jamais la catastrophe minière la plus grave survenue en Belgique.

A cette occasion, il y aura toute une série d’activités qui ont été dévoilées ce mercredi à la presse: expositions, rencontres et documentaires constitueront une partie du programme de ces manifestations commémoratives.

Paolo Grossi, le directeur de l'Institut Culturel Italien revient sur le symbole que représente Marcinelle dans l'imaginaire des italiens : "La journée du 8 août 1956 a été choisie par le gouvernement italien comme journée du souvenir du travail italien à l’étranger, comme souvenir des migrations. C’est un anniversaire spécial parce que nous avons encore des témoins, des survivants. C’est peut-être la dernière fois que l’on aura encore des témoins qui pourront raconter et exprimer leurs souvenirs, effectuer leur travail de mémoire. Mais c’est aussi une analyse qui permet de porter un regard différent sur les réalités d’aujourd’hui et sur les problèmes des migrations actuelles dans un esprit de partage et de solidarité qui devrait être celui de la construction européenne."

Anne Morelli est professeur d'histoire à l'ULB, l’Université Libre de Bruxelles, et elle est une spécialiste de l'immigration italienne. Elle sera à la barre d'un colloque en septembre prochain: "Retour sur Marcinelle". Elle explique: "Ce sera à la fois un retour sur les accidents du travail non seulement dans les mines mais aujourd’hui aussi dans d’autres lieux. Avec les conséquences sociales et juridiques que ces accidents ont pu avoir. Et aussi, peut-être, dans la décadence de l’industrie minière et de la classe ouvrière. La plupart des gens qui sont arrivés en Belgique venant d’Italie l’ont fait contraints et forcés. Contraints par la misère ou la situation politique. Et donc il n’est pas question de fêter mais de se souvenir ."

Un souvenir qui prendra évidemment une place particulière à Charleroi.

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