Laisser son moteur tourner à l'arrêt devient une infraction environnementale dès le 1er mars en Wallonie

C'est une mauvaise habitude chez beaucoup de conducteurs et c'est inscrit dans le code de la route (article 8) : il est interdit de laisser son moteur tourner alors qu'on est à l'arrêt sauf en cas de nécessité. Le terme "nécessité" laisse la porte ouverte à pas mal d'interprétations et il est vrai que cette infraction n'est pas forcément une priorité des forces de l'ordre. Mais dès le 1er mars, cela va devenir aussi une infraction environnementale.

On parle ici de laisser tourner son moteur quand on n'est pas/plus dans la circulation : lorsque l'on attend ses enfants à la sortie de l'école, ou en stationnement. Être coincé dans un embouteillage, devant un feu rouge ou un passage à niveau ne sont donc pas des situations où il faut couper son moteur.

L'interdiction inscrite dans le décret wallon sur la pollution de l'air 

L'amende sera toujours d'une cinquantaine d'euros après un avertissement mais cette incivilité va donc se retrouver inscrite dans le nouveau décret wallon sur la pollution atmosphérique liée à la circulation des voitures. Ce ne sont plus seulement les policiers qui seront habilités à verbaliser ce type de comportement mais aussi les agents constatateurs régionaux et communaux compétents pour les infractions liées à l'environnement.

Pour Benoit Godart, porte-parole de Vias, il s'agit effectivement plus d'une préoccupation environnementale que sécuritaire, "il faut savoir que laisser son moteur tourner plus de 10 secondes émet plus de CO2 que de redémarrer. C'est donc une pratique nuisible à l'environnement mais qui a aussi un impact sur la santé sans compter les dépenses en carburant." Il y a plusieurs années déjà, l'organisation Touring dénonçait cette pratique de nombreux automobilistes tout en soulignant l'efficacité du système start/stop présent sur de plus en plus de voitures. En Belgique, la pollution de l'air cause chaque année quelque 9000 décès.

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