La transmission d'entreprises : comment pérenniser des sociétés et préserver des emplois

Stéphane et Jérôme ont repris six entreprises. Ils sont désormais à la tête d'un groupe qui emploi une septantaine de personnes.
Stéphane et Jérôme ont repris six entreprises. Ils sont désormais à la tête d'un groupe qui emploi une septantaine de personnes. - © RTBF

En Wallonie, un entrepreneur sur trois a plus de 55 ans. Et chaque année, des entreprises sont liquidées faute de repreneurs, entraînant la disparition d’emplois. C’est pour mettre le doigt sur cette problématique que la "semaine de la transmission d’entreprise" est organisée à partir de ce lundi.

Jusqu’au 25 octobre, une centaine d’événements sont programmés en Wallonie et à Bruxelles pour répondre aux questions relatives à la vente et au rachat d’entreprises. "C’est difficile de généraliser, mais la plupart du temps les chefs d’entreprise ne pensent pas assez à leur succession et c’est naturel, indique Laurent Wenric de la Sowaccess, cette structure de la Région wallonne qui accompagne les transmissions d’entreprise. Son entreprise c’est son bébé, il y passe beaucoup de temps. Il a donc tendance à rester dans son activité alors que plus tôt on prépare la transmission, mieux c’est. "

Avec les outils que la Sowaccess peut proposer, avec les subsides et les formations disponibles, reprendre une société n’est plus un tabou.

L’idée de cette semaine de la transmission d’entreprise est donc aussi de mettre en contact vendeurs et potentiels acheteurs. Selon notre interlocuteur, les jeunes ont de moins en moins peur de se lancer. "Avant, reprendre une entreprise pouvait paraître un peu compliqué, reprend Laurent Wenric. Mais aujourd’hui avec les outils que la Sowaccess peut proposer, avec les accompagnements par des conseillers privés, avec les subsides et les formations disponibles, ce n’est plus un tabou. On a de plus en plus de gens qui, après avoir travaillé plusieurs années dans une entreprise, se lancent dans une démarche de reprise."

"Des entrepreneurs plus âgés viennent nous voir"

C’est ce qu’ont fait Jérôme De Vecchio et Stéphane Lories. En 2010, ils ont d’abord racheté l’entreprise dans laquelle Stéphane était employé. Neuf ans et cinq autres rachats plus tard, le duo d’entrepreneurs hennuyers est à la tête d’un groupe Gilo qui représente "30% de parts de marché en Wallonie dans le calorifuge industriel ".

"On a choisi la stratégie de la croissance par acquisition, explique Jérôme De Vecchio. Ça nous a permis de grandir plus vite et en même temps de pérenniser des emplois. Car nous sommes sur un marché où ce sont des entrepreneurs plus âgés qui viennent nous voir en nous proposant de racheter leur société. L’objectif pour eux ce n’est pas l’argent, c’est que l’outil continue après leur départ."

En 2018, la Sowaccess a ainsi accompagné une bonne centaine de rachats ou de transmissions d’entreprises.

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