La SPA de Charleroi deviendra peut-être un centre de quarantaine contre la rage

SPA de Charleroi
SPA de Charleroi - © Google Street View

Les animaux ramenés en Belgique et non-vaccinés contre la rage devraient transiter par la SPA de Charleroi. Le ministre de l'agriculture Denis Ducarme a lancé le projet de création d'un centre de quarantaine pour ces animaux. La SPA de Charleroi s'est portée volontaire pour devenir le premier centre agréé de Belgique.

Rien n'est encore fixé, mais l'aménagement d'un local destiné à accueillir les animaux étrangers non-vaccinés contre la rage se dessine à la SPA de Charleroi. Il est théoriquement illégal de ramener un animal de l'étranger qui n'est pas vacciné contre la maladie. Pour l'instant, les animaux arrêtés à la douane pour absence de vaccination sont soit renvoyés dans leur pays, soit euthanasiés. La lutte première des refuges pour animaux est d'éviter cette triste issue. Pour cela, un cadre légal est nécessaire. Denis Ducarme, ministre de l'agriculture, planche sur le sujet. La SPA de Charleroi possède un bâtiment isolé qui pourrait devenir le premier centre agréé de Belgique.

Des conditions exigeantes

"Les critères sanitaires sont très strictes et le cahier des charges pour l'aménagement de la pièce est conséquent. Nous sommes en train d'étudier les possibilités et attendons de voir ce qui est réalisable. Nous remplissons déjà pas mal de critères, mais devons encore faire des travaux et aménagements. C'est une pièce qui ne servira que de quarantaine pour éviter que des maladies comme la rage ne se propagent. Ces animaux n'auront aucun contact avec le monde extérieur.", explique Michèle Vandersmissen, la présidente de la SPA de Charleroi. Le refuge attend des nouvelles de l'AFSCA pour entamer les adaptations nécessaires, mais soutient vivement l'initiative. "Le but de ce centre de quarantaine est de pouvoir éviter l'euthanasie à de nombreux animaux qui ne sont pas porteurs de la rage. Ce projet est une grande avancée dans la lutte pour la protection animale. Les animaux séjourneront chez nous jusqu'à temps de pouvoir certifier qu'ils sont sains, et donc être sauvés s'ils ne présentent aucun symptôme" ajoute Michèle Vandersmissen.

Pas de rage en Belgique

La Belgique est indemne de la rage. La maladie n'est plus présente depuis 2001 sur notre territoire. Pourtant, elle existe encore dans plus de 100 pays. La vaccination des animaux de compagnie est obligatoire. Pour Anaïs Errante, vétérinaire à la SPA de Charleroi, "le problème de la rage, c'est qu'elle revient à cause d'animaux qui viennent d'autres pays comme le Pérou qui arrivent en Belgique. En réalité, aucun animal ne peut transiter vers ou en dehors de la Belgique sans être vacciné contre la rage. Normalement, la vaccination peut se faire à partir de trois mois de vie. Après l'injection, il faut encore attendre un mois. En théorie, on ne devrait donc pas avoir d'animaux en dessous de 4 mois qui arrivent en Belgique. Et pourtant, ça arrive encore très souvent." La rage est une maladie qu'on ne peut diagnostiquer qu'après le décès de l'animal. Les symptômes peuvent être de nature nerveuse, mais ils ne sont pas assez précis pour pouvoir diagnostiquer la maladie avant l'autopsie.
 
Une maladie qui tue encore aujourd'hui

La rage se transmet à l'homme par morsure, griffure et même léchage. L'homme contaminé ne peut être soigné que dans les 48h. Ce délai dépassé, la maladie est très souvent mortelle. Encore 55 000 personnes décèdent de la rage chaque année dans le monde. 

Pour plus d'information sur la maladie : site de l'AFSCA.

 

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