Mons: la reine Mathilde à la rencontre de hennuyères "au top"

Grosse effervescence, ce mardi matin au palais du gouvernement provincial. La Reine Mathilde est arrivée sur le coup de 10 heures. Une visite à mettre en lien avec la journée internationale des droits de la femme, ce 8 mars.

Pendant plus d'une heure, Mathilde a discuté avec une quinzaine de femmes habitant le Hainaut. Des femmes d'horizons très différents. Des athlètes comme la toute jeune gymnaste Cindy Vandenhole, 17 ans seulement, originaire de Pottes.  Ce n'était pas la première fois qu'elle discutait avec Mathilde, elles s'étaient croisées à Rio, aux Jeux Olympiques. Autour de la table il y avait également quelques artistes. Sophie Ackerman parcourt le monde avec son violon. Entre deux concerts, c'est à Honnelles qu'elle se repose. "Avec les sportives, nous avons abordé la question de la préparation physique nécessaire à nos métiers. Cela a beaucoup étonné la reine d'apprendre combien d'heures il faut s'entraîner, ce que cela exige, à nous toutes. Et cela pose la question de la vie de famille, également". Peut-on mener de front une vie professionnelle bien remplie et une vie de famille épanouissante? Elles en ont débattu, entre femmes. "Sans stress, c'était très détendu, un peu comme si nous étions entre copines", glisse Delphine Jenart, directrice adjointe du Mundaneum. 

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À son arrivée au Gouvernement Provincial, la reine a signé le livre d'or © Charlotte Legrand

Aux mamans présentes autour de la table, la Reine a demandé ce qu'elles souhaitaient transmettre à leurs enfants. Quelles valeurs? "Je voudrais rappeler qu'il n'y a pas que la vie professionnelle. Réussir et puis c'est tout. ll ne faut pas oublier de vivre. D'avoir des moments en famille, des moments de solidarité", répond Nathalie Montforti. Avocate à Charleroi, elle nous dit avoir été marquée par la grande empathie dont la Reine a fait preuve. "Ce n'était pas factice, on sentait qu'elle s'intéressait réellement à ce que nous vivions, au quotidien". "Dans mon cas, c'était d'expliquer la difficulté d'évoluer dans un monde très masculin", renchérit Roxane Draguet. "Je suis architecte dans la région de Charleroi, et si lors de la conception des projets cela se passe toujours très bien, une fois sur chantier on se retrouve souvent confronté à beaucoup d'hommes. Il faut savoir faire sa place!". Caroline Devillers a quant à elle partagé son expérience dans le domaine de l'aide aux victimes.

"J'ai expliqué toute la problématique que nous avons vis à vis des femmes battues. Leurs difficultés dans notre société à sortir de certains milieux de maltraitance. La position souvent supérieure de l'homme, qui tient les cordons de la bourse. Mon métier m'amène à rencontrer sans cesse des victimes de maltraitance, des enfants, des femmes, des hommes aussi! Ce n'est pas toujours évident, il faut apprendre aussi à mettre de côté tout ça, quand on rentre à la maison!".

Comment ces femmes avaient-elles étaient choisies? Pourquoi ce casting? "Nous avons sélectionné des femmes issues des quatre coins de la province de Hainaut, des femmes ayant un parcours intéressant, souvent multilingues ou multi-diplômées, et de beaux projets", nous a-t-on répondu au Cabinet du Gouverneur. Pas de mère au foyer, ni de caissière de supermarché. C'était un choix.

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Sophie Ackerman (violoniste) et Roxane Draguet (architecte) © Charlotte Legrand
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