La pollution automobile analysée pendant un an à Charleroi

Sébastien Fays, Benoît De Bast et Xavier Desgain devant l'une des cabines de mesure de pollution
Sébastien Fays, Benoît De Bast et Xavier Desgain devant l'une des cabines de mesure de pollution - © rtbf.be - Hugues Decaluwé

Des ordinateurs, des filtres et des capteurs : la première station mobile de captage de pollution a été installée juste à côté de la station de métro Parc.
Pendant un an, ce sont trois cabines du même genre qui vont être installées le long des voiries très fréquentées de l’intraring carolo. Elles serviront à mesurer et à identifier les polluants diffusés par des milliers de voitures chaque jour. Ces mesures permettront aussi d’adapter les futurs plans de mobilité pour faire diminuer cette pollution.

Sébastien Fays, l’ingénieur responsable de l’institut scientifique wallon chargé de cette campagne, explique la démarche : "Nous mesurons toute une série de polluants comme les oxydes d’azote, des particules en suspension PM10, PM2,5 et également le black carbone. Donc il y a une analyse qui se fait journalièrement et un rapport va être transmis à la fin de la campagne des mesures".

L’objectif des trois stations installées à Charleroi est donc de mesurer la pollution automobile qui, aujourd’hui, touche tous les Carolos. Benoît De Bast, de l’agence wallonne de l’air et du climat, est pleinement conscient du changement : "Historiquement, c’était essentiellement l’industrie qui était visée mais, depuis une décennie, on s’aperçoit que les émissions de polluants dans l’atmosphère ont switché finalement vers le trafic des véhicules."


Pour la ville, ces mesures seront importantes pour déterminer l’impact de la pollution sur la santé des riverains et pour adapter aussi la mobilité au centre-ville. Xavier Desgain (Ecolo), échevin de la mobilité et de la transition écologique, en est certain : "Je pense que ça permettra aussi à terme de voir l’effet positif des mesures que la ville de Charleroi veut mettre en place pour réduire le trafic automobile, favoriser les alternatives à la voiture et améliorer la qualité de l’air."

Une fois les résultats connus, dans environ un an donc, un des trois sites utilisés pour cette campagne sera choisi pour accueillir une station permanente qui mesurera donc en continu la pollution automobile au centre-ville de Charleroi.

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