La police veut garder la confiance des citoyens après l'affaire du ripou au Bizet

Le commissariat de Police de Comines
Le commissariat de Police de Comines - © Google maps

Une affaire de trafic de drogue dans laquelle était impliqué un policier de Comines-Warneton suscite une réaction des anciens collègues : ils souhaitent que cette affaire ne leur fasse pas d’ombre et que le citoyen garde toute confiance en leur travail.

Mercredi dernier, le tribunal correctionnel de Tournai infligeait une peine de cinq ans de prison, avec sursis de cinq ans pour ce qui excède la détention préventive subie, à un homme et une femme qui organisaient un trafic de drogues au sein d’un commerce au Bizet (Comines). Les clients entraient dans cet établissement, s'adressaient au comptoir, payaient et prenaient leur commande qui leur avait été préparée dans l'arrière-boutique, comme dans n'importe quel magasin.

Un complice dans la police

Un policier de la zone de police locale était complice, le couple le payait en échange d’informations sur des enquêtes concernant ce commerce particulier qui vendait aussi des produits contrefaits. Le policier a été condamné à la même peine que le couple, il n'est aujourd'hui plus dans la Police.

Oui mais voilà, ce genre d’affaire a fait les gros titres et le ripou y a été particulièrement ciblé. Si la Police locale de Comines-Warneton condamne sans ambages son ex-collègue "L'ex-membre de la police locale de Comines-Warneton condamné dans cette affaire n'a pas respecté les lois, ni la déontologie et les valeurs d'intégrité propres à sa fonction. Les faits pour lesquels il a été condamné sont très graves et aucun argument entendu ne justifie qu'il les ait commis" elle ne veut pas être victime d’amalgames "La police locale de Comines-Warneton souhaite que la population continue à lui faire confiance car, en son sein, plus de 50 femmes et hommes œuvrent à faire leur métier de manière loyale et intègre".

"Des faits injustifiables et inexcusables"

Le communiqué insiste en stipulant que "Les faits sont injustifiables et inexcusables" tant au regard de la loi que vis-à-vis des valeurs défendue par leurs services.

La police rappelle par ailleurs que dès que l’implication d’un des leurs a été avérée elle a décidé de le suspendre immédiatement et d’intenter une procédure disciplinaire en vue de sa révocation. L’homme a préféré démissionner quelques jours avant son jugement "probablement pour limiter les conséquences plus importantes d'une révocation" précise le communiqué.

 

 

 

 

 

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