La pluie a (au moins) une vertu : les nappes se remplissent

La pluie a (au moins) une vertu: les nappes se remplissent
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La pluie a (au moins) une vertu: les nappes se remplissent - © Tous droits réservés

Vous en avez marre de la capuche, des bottes ou du parapluie ? Nous aussi ! Mais on a trouvé comment se consoler : penser à l’été, aux possibles canicules et l’inquiétude qui ressurgira pour les nappes phréatiques. C’est à ce moment de l’année qu’elles "se rechargent", lentement mais sûrement.

 

Pour toute la Région Wallonne, ils sont deux. Deux techniciens spécialisés dans le contrôle des "piézo". Les piézomètres, ce sont des sondes informatisées, qui descendent au cœur des nappes phréatiques. Laurent Joly en surveille une bonne centaine, réparties dans le Hainaut et le Brabant Wallon. "Ici nous sommes à Neufvilles. C’est la nappe Péruwelz-Ath-Soignies. Nous sommes en pleine campagne, mais certains piézos se trouvent aussi en centre-ville. A côté de l’église Notre-Dame de Messines, à Mons, par exemple".

Son travail ? S’assurer que les mesures récoltées de façon informatiques sont bien conformes à la réalité. "Je réalise un sondage manuel, à l’aide de ma sonde ruban". Il déroule des mètres et des mètres de sondes dans la cavité du piézo. "Quand la sonde va toucher le niveau de l’eau, vous allez entendre une alarme, et un voyant rouge va s’allumer". Quelques secondes plus tard, nous y sommes. "29mètres73 centimètres exactement. C’est conforme aux mesures que la sonde envoyait à la centrale. Donc, d’un point de vue technique, ça fonctionne correctement".

Mais est-ce une "bonne" mesure ? La nappe se porte-t-elle bien ? "Ah, ce n’est pas moi qui analyse les courbes ! Mais nous sommes en période de recharge hivernale. Vu les pluies que nous connaissons actuellement, soutenues, étalées dans le temps, c’est très bon pour les nappes aquifères". Bien meilleur que les orages épisodiques, violents, qui s’abattent parfois sur un village, une région, et repartent tout aussi vite. "Un gros orage ne va pas aider à remplir les nappes. Cette eau va ruisseler, et terminer dans les fossés, les rivières. L’idéal, ce sont des petites pluies qui durent longtemps. Ou de la neige, comme nous en avons eue sur les hauteurs".
 

Pour avoir un point plus complet de la situation, nous contactons un autre agent du SPW Environnement. Olivier Tromme analyse les données statistiques. Que constate-t-il pour l’instant ? "C’est globalement positif ! On a une bonne recharge hivernale, depuis deux semaines. Les niveaux sont même souvent un peu plus hauts qu’à même époque, les deux années précédentes". De bon augure, pour affronter les saisons prochaines ? "C’est rassurant, en tout cas !".

Lors des épisodes de sécheresse précédents, aucune nappe phréatique ne s’est retrouvée totalement à sec. "Mais nous avons tout de même constaté des problèmes d’approvisionnement, dans certaines régions, entraînant des restrictions de la consommation". Deux régions sont particulièrement concernées par cette problématique : le sud du Namurois et les Ardennes.

Si vous souhaitez consulter la carte des relevés, il existe un site accessible au public, et mis à jour continuellement.

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