La piste de ski de Comines, fermée depuis un mois et demi, continue à fabriquer de la neige

Laisser fondre toute cette neige causerait plus d'ennuis que de la maintenir
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Laisser fondre toute cette neige causerait plus d'ennuis que de la maintenir - © Ice Mountain

Cette période de confinement pèse de plus en plus lourd pour les entreprises qui sont fermées depuis de nombreuses semaines. Le secteur du tourisme, les parcs d'attraction, les centres sportifs doivent tenter de se maintenir en vie sans aucune rentrée financière. Pire encore, pour certains, il faut continuer à assumer les coûts.
Exemple, pour Ice Mountain, la piste de ski intérieure, située à Comines. Ice Mountain doit continuer à refroidir ses pistes de ski (à moins 6 degrés) et à produire de la neige.
 

"Sans ça, la neige fondrait et on aurait des problèmes d'inondations. Mais surtout, détaille le patron, Stephan Fievez, on mettrait un an pour obtenir un tapis de neige de cette qualité"

Maintenir cette neige nécessite énormément d'énergie. Les 265 panneaux solaires ne suffisent pas. Et la facture est salée. Très salée. Impossible de savoir à combien elle se monte, mais "la prime des 5.000 euros que nous recevons est légère par rapport à ce que ça coûte", admet-il.

Le patron d'Ice Mountain regrette d'autant plus en cette période qu'on ne lui ait pas accordé le permis pour l'installation de deux éoliennes: "C'est vraiment dommage. On regarde à l'aspect écologique, énormément. On cherche des solutions et quand on en trouve, on ne peut pas les faire. Donc maintenant quand on me dit que nous sommes énergivores, j'ai envie de répondre : "oui mais non". Parce qu'on a des solutions, et on ne nous donne pas les autorisations de les mettre en oeuvre."

Pas un seul skieur n'a mis les pieds sur les pistes cominoises depuis le 14 mars.

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