La Louvière : les apprentis coiffeurs reprennent espoir eux aussi

Des clients en plastique: moins exigeants que les vrais, mais moins appréciés!
4 images
Des clients en plastique: moins exigeants que les vrais, mais moins appréciés! - © Pierre Wuidart

lls trépignent d’impatience, car cela fait des mois qu’ils s’entraînent sur des têtes en plastique, à l’école, privés de stage professionnel. Dans l’attente de retrouver des patrons, dans de "vrais salons", les apprentis peuvent désormais s’exercer sur des personnes "de leur bulle". Les proches reviennent, au compte-goutte, dans les écoles et les centres de formation.

A l’Institut Sainte-Thérèse, implantation de La Louvière, l’atelier pratique des élèves de 5ème et 6ème années est programmé le vendredi après-midi. Ils sont une trentaine d’inscrits. Trop pour s’entraîner en même temps. Des groupes ont été organisés: ils se répartissent dans cinq salons bien aérés. Chaque local peut contenir deux binômes. Deux élèves, venus si possible avec leur propre "modèle".

Jenifer a accepté de jouer le jeu. "J’avais pourtant décidé de ne plus me couper les cheveux", avoue-t-elle. "Mais si ça peut aider ma belle-fille à avoir ses points… Tant qu’elle ne me fait pas la boule à zéro…" Les élèves semblent tous soulagés d’abandonner un peu leurs têtes en plastique, leurs postiches. "Ah ouaaaaaaaais, c’est mieux !", reconnaît Sarah. "Avec de vrais cheveux, ce n’est pas pareil ! Ni le shampooing, ni la coupe, ni le brushing…"

Elle savoure cette petite amélioration. Comme ses congénères, Sarah a dû parfois s’entraîner à la maison, suivie par visioconférence. Difficile pour les élèves, fastidieux aussi pour les formateurs. "Et impossible pour les élèves trop peu expérimentés!", précise Sylvie Hembise, la prof de coiffure. "On ne peut faire ça qu’avec des jeunes en fin de formation".

Le retard accumulé est important, elle ne cache pas ses inquiétudes. "Ils ne sont pas prêts…" Est-ce rattrapable, d’ici l’obtention du diplôme ? "Oui, je l’espère ! Si ils ont de bons patrons, de bons formateurs, alors oui ! C’est rattrapable, mais il ne faut plus traîner…"

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK