La justice de paix va changer dans la région de Beaumont-Chimay

La justice de paix intervient dans ce que l'on peut appeler les petits procès. Ce sont, par exemple, des loyers impayés, un propriétaire qui ne remplit pas ses obligations, un voisin qui ne respecte pas votre propriété ou encore le règlement d’un litige par rapport à des factures d'électricité impayées.

Le ministre de la justice, Koen Geens (CD&V), a décidé de diminuer le nombre de justice de paix. Une quarantaine d’entre elles devraient cesser leurs activités. A terme, il ne devrait n'en rester qu'une par canton.

Dans le Hainaut, quatre cantons sont concernés par ces regroupements et c’est le cas notamment dans celui de Beaumont/Chimay/Merbes-le-Château où il ne reste qu'un siège sur les trois : celui de Beaumont. Même s’il faut d’emblée préciser que la décision de ne garder que Beaumont plutôt que Chimay et Merbes-le-Chateau n'a pas encore été officialisée, ce qui est sûr c'est qu'à terme un seul siège sera conservé.

Le ministre y voit une manière de rendre la justice plus efficace et de faire des économies.

L’avis du monde judiciaire

Pour le personnel judiciaire, cette réforme crée quelques problèmes pratiques comme, par exemple, le manque de place et de matériel. Il faut en effet savoir que le personnel qui travaillait pour les justices de paix aujourd'hui fermées a été transféré vers le siège maintenu à Beaumont. Et cela occasionne parfois des problèmes organisationnels.

Mais, pour le président des juges de paix du Hainaut, Jean-Louis Desmecht, qui reconnaît ces soucis, cette réforme n'en reste pas moins nécessaire : " Peut-être y-a-t-il quelque désordre dans un premier temps, parce qu’il a fallu regrouper des membres du personnel de deux autres cantons. Mais je suis convaincu que cela se régularisera très rapidement. Nous ne sommes plus au 19e siècle, nous ne sommes plus au temps des diligences. Les moyens de joindre deux endroits sont beaucoup plus performants que par le passé. Il est temps que la justice s’adapte à cette situation. "

Et pour les justiciables ?

Si, comme l’affirme Jean-Louis Desmecht, les moyens de déplacements sont plus performants que par le passé pour une justice qui doit s’adapter, c’est peut-être un peu plus difficile pour les justiciables. Car cette réforme engendre pour certains des déplacements plus longs. Pour une personne qui habite Momignies, une localité très proche de Chimay, il n’est ainsi plus question de se rendre à Chimay mais plutôt à Beaumont, soit une trentaine de km plus loin. Cela en étonne certains qui pensent toujours que la justice de paix est avant tout une justice de proximité et un service public qui doit être proche du citoyen.

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