La canicule chez les bovins et les chevaux: la paille vient à manquer et les prix montent

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Illustration - © Fourrage Nicolas

Conséquence de la canicule qui sévit actuellement chez nous: la paille vient à manquer pour les bovins et les chevaux. Et les éleveurs commencent à avoir quelques problèmes.

Aux écuries de la Manade, à Montigny-le-Tilleul, les palefrenières s'affairent, fourche en mains, autour d’une trentaine de boxes. Ici, le foin et la paille ne manquent pas, mais c'est surtout une question de gestion et d'anticipation. Pour Martine, propriétaire de chevaux, les commandes s'effectuent à temps chez le même fournisseur : "Ma réserve elle est faite. Ca fait huit ans que je travaille avec un fermier. Il connaît la quantité dont j’ai besoin et donc je n’ai aucun problème. Et je ne vais pas chercher par petits ballots. Le problème c’est qu’il faut rester fidèle dans les contrats, bien s’organiser et alors on n’a aucun souci."

Le secret est donc la commande en quantité suffisante et surtout de manière anticipée.

Depuis quelques jours, Pascal Nicolas, faiseur de paille à Mariembourg, est débordé d'appels. Pour lui c'est sûr, il y aura pénurie et le prix de la tonne de fourrage va exploser : "Il n’y aura pas de paille pour tout le monde. L’année dernière, j’ai tété chercher du foin jusqu’à Auxerre et Nancy. Au début de saison on a démarré à 90 euros la tonne vendue. J’ai peur que les Français nous annoncent des 100 euros au départ. Donc vous comptez le transport et ça dépend où on va. Maintenant il n’y a plus qu’une chose à espérer au niveau des foins, c’est qu’il pleuve assez vite pour que ça repousse. Si, maintenant, il ne pleut pas jusqu’au mois de septembre, et bien là je ne sais pas ce qu’on fera."

De quoi attiser de belles discussions lors de la prochaine foire de Libramont qui démarre dans quelques jours.