La brasserie de Chimay se dote d'une éolienne pour alimenter le site d'embouteillage

La brasserie de Chimay dispose de sa propre éolienne. Établie sur le site de Baileux, elle alimente depuis cette semaine la nouvelle ligne d'embouteillage de la brasserie trappiste inaugurée au printemps 2019.

Chimay s'est associé pour ce projet avec le fournisseur et producteur d'énergie Belgian Eco Energy (Bee). L'éolienne, d'une hauteur de 150 mètres, pourra produire jusqu'à 5.200 Mgw/h d'électricité par an. L'excédent éventuel sera injecté dans le réseau public. Trois millions d'euros ont été investis dans cette initiative, outre l'acquisition du terrain accueillant l'éolienne.

Celle-ci se trouve dans un parc d'une dizaine d'exemplaires mais elle est la seule à alimenter une entreprise en autoconsommation. Selon Xavier Pirlot, directeur général de Bières de Chimay, ce serait la première brasserie belge à disposer de sa propre éolienne : "Désormais, quelque 90% de nos besoins en électricité seront fournis par de l'énergie verte, 75% via l'éolien et 15% via le photovoltaïque."

Quelque 1.200 panneaux photovoltaïques sont déjà installés sur la toiture de la brasserie et la nouvelle éolienne permet au groupe trappiste de continuer sa transition énergétique en évoluant vers un fonctionnement plus durable réduisant son impact environnemental. L'objectif est de faire progresser son "efficience énergétique" de 22% d'ici 2023 (2005 étant retenue comme année de base) et la brasserie a déjà atteint 18% pour son site de Forges et 15% à Baileux.

Pour ce qui est des rejets de CO2, les efforts sont encore plus importants, poursuit le directeur général. "Nous avons déjà pratiquement atteint notre objectif de réduction de 36% à Forges et, à Baileux, nous sommes aujourd'hui à 18% de moins par rapport à 2005 pour un objectif de -23% en 2023."

La démarche de Chimay s'inscrit dans les "accords de branche" en matière énergétique, qui consistent à élaborer, sur une base volontaire, un contrat entre la Région wallonne et les secteurs industriels, représentés, pour le cas de Chimay, par la Fevia (Fédération de l'industrie alimentaire).

Comme d'autres acteurs brassicoles, Chimay a vu ses ventes reculer en raison de la crise du coronavirus, tant en Belgique qu'à l'étranger où elle écoule la moitié de sa production. Xavier Pirlot pense que la baisse des volumes et du chiffre d'affaires avoisinera les 10% en 2020, alors que l'ensemble du secteur devrait connaître une régression de l'ordre de 20%.

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