L'IRé de Fleurus trouve une solution pour recycler les déchets radioactifs

C'est depuis les bâtiments de l'IRé que ces déchets seront transportés.
C'est depuis les bâtiments de l'IRé que ces déchets seront transportés. - © RTBF

C’est une matière hautement radioactive : l’uranium. L’IRé, l’institut national des radioéléments, basé à Fleurus en stocke. De l’uranium sous forme de déchets dont il était difficile de se débarrasser. Mais ça, c’était avant… Une solution a été trouvée et testée.
 

De quoi s’agit-il ?

D’un partenariat avec le Centre d’Étude de l’Énergie Nucléaire à Mol, en Flandres. Les résidus radioactifs y seront valorisés. Un projet baptisé RECUMO que le chef de la sécurité de l’IRé, Gilles Hermans, nous détaille : "plutôt que de considérer ça comme un déchet alors qu’il y a encore une quantité très importante de matière qui peut être recyclée et réutilisée, on minimise la quantité de résidus radioactifs". Ce partenariat s’est concrétisé ce mercredi. Un 1er transport qui s’est déroulé sans accroc. Les déchets entreposés à Fleurus suivront donc ce trajet pendant les 20 prochaines années.


Mais d’où viennent ces déchets et que deviennent-ils ?

C’est de l’uranium utilisé en imagerie médicale. Ce sont des radio-isotopes, comme on dit. Ils sont essentiels pour le diagnostic et le traitement de certains cancers. "C’est utilisé en médecine nucléaire. Ces isotopes sont injectés chez les patients et permettent de détruire la cellule cancéreuse très localement", précise Gilles Hermans. L’idée de cette valorisation, c’est donc de boucler la boucle en quelque sorte. Un élément très important quand on sait que chaque année, plus de 65.000 patients sont touchés par un cancer en Belgique.

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