Tournai: Yannick Toussaint devant le tribunal correctionnel pour attentat à la pudeur

Yannick Toussaint à la prison de Tournai
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Yannick Toussaint à la prison de Tournai - © Thierry Vangulick

Yannick Toussaint qualifié de "narcissique, menteur et manipulateur" dans le réquisitoire du procureur du roi, se retrouvait ce matin devant une chambre à trois juges. Il comparaissait pour escroquerie et abus de confiance mais aussi pour attentat à la pudeur sur la personne de son propre fils.

Au départ de cette affaire, il y a quatre femmes victimes d'escroquerie à la séduction. Yannick Toussaint est accusé d'avoir abusé de leur confiance. Il les a séduites, leur faisant croire qu'il était veuf avec trois enfants, alors qu'il était en réalité en instance de divorce, et leur a soutiré des milliers d'euros.

L'enquête menée dans le cadre de cette affaire à permis de mettre au jour l'été dernier des photos à caractère pédo-pornographique. Ce sont des photos du fils de Yannick Toussaint, alors âgé de onze ans, complètement nu. Son père lui a fait croire que ces clichés seraient envoyés au club de foot du Standard afin d'intégrer l'équipe ce qui est le rêve de l'enfant. En réalité, l'homme comptait les céder pour une somme de 35 000 € à Yvon Remacle, le curé de Neupré, poursuivi lui aussi pour faits de mœurs sur des mineurs. Yannick Toussaint reconnaît avoir pris les clichés mais nie les avoir envoyé à Yvon Remacle, prenant conscience de la gravité de ses actes. Son fils fait actuellement l'objet d'un suivi psychologique pour surmonter le traumatisme causé par ces événements, comme l'a précisé l'avocate de la mère de l'enfant. Lors de l'audience il a aussi été question de scènes sado-masochistes impliquant Yannick Toussaint et Yvon Remacle, auxquelles l'enfant aurait peut-être assisté.

Yannick Toussaint, 41 ans, est un ancien professeur de Latin et de Grec à l'école du Sacré-Cœur à Mons, mais aussi président des Gilles de Tournai. Il est également connu pour son implication auprès des ballets du Hainaut (école de danse) et au sein du cdH tournaisien. En 2012, il avait déjà fait l'objet d'une procédure disciplinaire et avait été écarté de l'enseignement pour escroquerie et prêts d'argent non remboursé, mais aussi pour des faits concernant une élève de l'école, qui n'était plus mineure. Il n'y avait pas eu à l'époque de poursuite judiciaire.

Cette fois-ci il doit répondre de ses actes devant le tribunal correctionnel. Le procureur a demandé une peine de cinq à six ans de prison. Le jugement est prévu le 4 février.

 

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