Soins de santé: un accueil musclé réservé à Maggie De Block à Jurbise

Maggie De Block n'a que moyennement apprécié l'accueil qui lui était réservé.
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Maggie De Block n'a que moyennement apprécié l'accueil qui lui était réservé. - © RTBF

Près de 200 manifestants, issus du Setca et de la CNE attendaient la ministre de la Santé publique. Désireux de dénoncer ce qu’ils appellent "la politique de destruction de nos soins de santé" menée par la ministre, les militants syndicaux de Mons-Borinage avaient convié leurs homologues des Régionales du Hainaut-Occidental, de Charleroi, du Centre, de Namur et de Liège.

Calicots en mains, sifflet en bouche, ils ont manifesté leur désarroi. Arnaud Flandro est électricien et craint l'augmentation de certains médicaments: "Le Pantomed va augmenter de 9 fois son prix et va être inaccessible pour certaines catégories du peuple. Le budget du ménage va s'en ressentir puisque dans ma famille proche, certains utilisent le spray nasal qui va être surtaxé ; le Pantomed, de temps en temps, mon épouse l'utilise et puis, d'autres aspects de cette réforme vont éloigner certains services et là, c'est le budget essence qui va être impacté pour nous rendre à différents endroits pour se faire soigner."

Pas polis

Les syndicats ont quelque peu bousculé la ministre à l'entrée de la salle culturelle, qui n'a pas trop apprécié cet accueil: "Cela ne me dérange pas qu'ils soient présents, c'est leur droit mais ils ne sont pas très polis. Cela arrive partout, mais le fait qu'ils commencent à hurler et c'était presque physique. Ce n'est pas mon style. Avec des slogans et de la musique, ce n'est pas facile de négocier. Je préfère négocier là où il y a de la place pour de la concertation."

La ministre a toutefois pris quelques minutes avant le début de sa conférence pour recevoir une petite délégation syndicale en aparté. Les représentants de la CNE et du Setca ont mis en avant l'augmentation du prix des médicaments, l'accès aux soins de santé mais aussi les conditions de travail des différents prestataires de soins (médecins, infirmiers, pharmaciens, etc.). 

La ministre a exposé durant une demi-heure les grands axes de sa politique de la santé. Elle s'est ensuite prêtée au jeu des questions-réponses dans une ambiance qui est restée tendue jusqu'à la fin des échanges. 

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