Il y a plus d'orages maintenant qu'avant, vraiment ?

La province du Hainaut, du Brabant wallon et Bruxelles sont passés en alerte orange ce mercredi 19 juin. Concrètement, ça veut dire, en plus du tonnerre, des rafales de vent de 70 à 80 km/h et des fortes précipitations accompagnées peut-être de grêle.

Inévitablement on craint des dégâts. Comme pour cet habitant de Beloeil ce mercredi matin. Sa maison a été très fortement endommagée par la foudre. Les pompiers ont sauvé ce qu’ils ont pu : "On pense toujours que ça n’arrive qu’aux autres et malheureusement ce n’est pas le cas" nous confiait-il.

L’orage fait peur

D’ailleurs l’orage fait peur comme on a pu le constater dans les rues de Mons. Certains pensent qu’il y en a de plus en plus. C’est ce que nous a dit cette dame : "Quand j’étais plus jeune, il y avait beaucoup moins d’orages. Dès qu’il fait chaud, qu’il y a du très beau temps, on a forcément un gros orage." Une autre dame raconte : "J’ai eu le feu dans mon jardin à cause du tonnerre. Avant je n’avais pas peur de l’orage. Maintenant oui."

Que dit la science ?

Pour savoir s’il y a oui ou non plus d’orages qu’avant, l’émission "Quel temps ?" sur la Une télé a frappé à la porte de Sébastien Doutreloup. Il est climatologue à l’Université de Liège. Il a étudié les orages sur les 30 dernières années : "Sur le long terme, on ne voit pas d’évolution. Or les gens voient une évolution. C’est que quelque chose dans leur regard a changé. Ce qui a changé, c’est qu’on construit de plus en plus. Un peu partout. Parfois dans des zones où l’on ne pouvait peut-être pas construire. En amont d’un relief par exemple. L’eau dévale bien plus vite. Et là on met des maisons. Forcément, on va constater plus de dégâts."

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