Hensies: mise à l'épreuve de treize duos de maître-chien de différents pays

Danièle Richard est une des trois belges qui participent à l'épreuve.  Elle découvre la mission qu'elle devra remplir avec son chien Kappa
Danièle Richard est une des trois belges qui participent à l'épreuve. Elle découvre la mission qu'elle devra remplir avec son chien Kappa - © Marie-Anne Brilot

Accompagnés de leur maître, des bergers allemands, des malinois et des labradors venus d’Allemagne, d’Autriche, de Suisse, de Slovénie, d’Angleterre et de Belgique se sont retrouvés ce vendredi sur le site de l’ancien charbonnage des Sartis à Hensies pour prendre part à une série d’exercices un peu particuliers.

Complices incontournables des services d’intervention en cas de catastrophe, les duos maître-chien doivent bénéficier d’un apprentissage en vue d’une classification IRO (International Rescue Organisation), une classification qui donne l’accès aux interventions internationales de recherches humanitaires de l’INSARAG (International Search And Rescue Advisory Group), le bras actif du sauvetage international de l’ONU.

Quatre belges dont trois femmes

Sur les treize duos participants, quatre sont belges et sur ces quatre belges, trois sont des femmes. Dès leur arrivée sur le site un scénario est distribué aux participants. Danièle Richard, la plus âgée des participantes belges, prend connaissance de son ordre de mission libellé en anglais. Elle découvre qu’elle doit retrouver un groupe perdu dans le bois. Au bout de la laisse, son chien Kappa, un malinois qui, comme les trois autres belges, est issu de "Veille & Protège", un Club canin de Chastre en Brabant-wallon.

Au terme du pré-brevet que constitue ce week-end à Hensies, les candidats qui ont réussi participeront à une classification en mai prochain en Slovénie. Ce n’est qu’en cas de réussite de cette épreuve slovène que les lauréats seront introduits dans une liste dont disposera l’ONU et dans laquelle l'organisation ira puiser en cas de catastrophe naturelle.

"Être retenue dans la liste, bien sûr cela me ferait plaisir, confie Emilie Boekmans, 25 ans, enseignante et la plus jeune des participantes belges, maintenant cela reste une mission humanitaire, le but est de retrouver des victimes, on ne va pas là pour s’amuser, il faut mener la mission à bien en veillant à une complicité maître-chien optimale. Raison pour laquelle, ce serait utile que l’on puisse bénéficier de dérogations spéciales au niveau de l’enseignement pour pouvoir réaliser ce type de mission".

72 heures sous pression

Des ordres de missions se succéderont donc pour éprouver la sagacité de ces duos qui, tout ce week-end, logeront sous tente et effectueront leurs recherches sur les 29 hectares que comprennent le site et les bois avoisinants. Ces participants bénévoles bénéficieront également de cours théoriques sur les premiers soins humains et canins, l’utilisation du GPS et sur les règles d’intervention à l’échelle internationale.

Un programme sérieux pour un enjeu qui ne l’est pas moins: les duos qui se démarqueront ce week-end, puis ensuite en Slovénie, seront susceptibles d’être appelés à intervenir partout dans le monde, dans des zones inconnues et des conditions extrêmes, pour… tenter de sauver des vies.

 

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