Hensies: dialogue entre les autorités communales et musulmanes

Le bourgmestre d'Hensies, Eric Thiébaut (PS), dialogue avec les représentants des mosquées turcophones et arabophones
Le bourgmestre d'Hensies, Eric Thiébaut (PS), dialogue avec les représentants des mosquées turcophones et arabophones - © Isabelle Palmitessa

À Hensies, près de la frontière française, les autorités communales ont tenu ce lundi une réunion avec les représentants des mosquées du village. Hensies compte deux mosquées, l’une pour la communauté turcophone, l’autre pour les arabophones.

Quelques jours après les attentats meurtriers de Paris, c’était une rencontre pour faire le point comme cela s’était déjà fait au lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo et des fusillades qui s'en sont suivies avec notamment la prise d'otages dans un magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes à Paris.

Une condamnation sans équivoque

Une fois de plus les imams d’Hensies ont condamné le terrorisme et se sont dits attentifs à toute forme de radicalisation. Face aux attentats de Paris, Muzaffer Kabadci, le président de la mosquée turque, ne fait que répéter le principe propre à l’ensemble de la communauté musulmane : "Pour notre religion, celui qui tue une seule personne, c’est comme si il avait tué tout le monde. L’approche est la même pour celui qui sauve quelqu’un. Pour notre religion, si vous sauvez quelqu’un, c’est comme si vous sauviez tout le monde".

Dépasser les nationalités et les religions

Dans la situation actuelle, l’imam est très clair, il faut dépasser les nationalités et les religions et s’unir tous contre le terrorisme. M’Bark Belkaïd, représentant de la mosquée marocaine d’Hensies, ne dit pas autre chose et insiste "sur l’avantage que l’on a ici dans la commune, par rapport aux grandes villes, c’est qu’ici tout le monde se connaît dans la communauté, ce qui veut dire que le moindre écart on peut le détecter tout de suite. On voit ce qui se passe dans nos mosquées turques ou marocaines, c’est un avantage pour nous, nous n’avons jamais eu de cas de radicalisation".

Que feriez-vous si, malgré tout, un jeune se radicalisait ?

"Si le cas se présentait, on prendrait la personne en charge et on lui expliquerait ce qu’est la religion parce que, malheureusement, ces jeunes-là sont des proies faciles, ils n’ont pas une bonne scolarité, ils n’ont pas été suivis ou encadrés et tombent entre les mains de gourous qui peuvent facilement les manipuler, mais, je le répète, n’a cela n’a aucun lien avec la religion musulmane".

Dans la petite commune d’Hensies, les musulmans turcs et marocains représentent 15% de la population. Par cette rencontre, Eric Thiébaut (PS), le bourgmestre a souhaité continuer à marquer la bonne communication qui existe avec ces communautés.

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