Haute-Sambre: les problèmes d'inondations concernent tout le monde

Les fascines de Jean-Denis Losseau ont intéressé beaucoup de monde
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Les fascines de Jean-Denis Losseau ont intéressé beaucoup de monde - © rtbf.be - Luciano Arcangeli

A l'initiative des représentants du contrat de rivières de la Haute Sambre, un séminaire s'est tenu ce mardi à Merbes le Château. Il avait pour thème les inondations, les boues de ruissellement et les coulées qui provoquent souvent des dégâts dans la région de Thuin.

Une centaine de personnes ont participé à la journée dont des représentants d’associations, des agriculteurs et des élus communaux.

Car il est important que tous les acteurs soient rassemblés nous explique Donatienne Cartier qui travaille au Contrat de rivière: "L’objectif d’une journée d’information comme celle d’aujourd’hui est de pouvoir mettre en relation à la fois les communes, les agriculteurs et les organismes qui aident ces agriculteurs à trouver ensemble des solutions à ces problématiques d’inondations. L’objectif du Contrat Rivière est justement de permettre la concertation entre les acteurs et, justement, de sensibiliser d’une part les agriculteurs aux mesures agro-environnementales qui existent mais également de pouvoir faire comprendre aux riverains les impératifs des agriculteurs qui ont leur propre vision de leur job et de la manière de le gérer."

Agriculteur concerné

Face au problème des inondations, des solutions ont déjà été mises en place. Comme ce dispositif de Jean-Denis Losseau, agriculteur à Thuillies, qui a installé des fascines en bordure de ses champs. Ces fagots de branchages sont utilisés dans les fossés. Des bandes anti érosives de plusieurs mètres de largeur ont également été installées autour de ses champs. Pour lui, "C’est vrai que c’est un travail relativement important. Il faut d’abord faire une tranchée dans laquelle on met les fagots, les piquets et puis, à certains endroits selon le type de fascine, il faut planter une haie qui elle va pérenniser la situation. Et cette année-ci, un gros orage nous a permis de nous rendre compte qu’il fallait développer certaines fascines parce qu’elles avaient été littéralement débordées. La Région wallonne nous aide financièrement à installer des bandes anti érosives qui peuvent aller jusqu’à 30 mètres de large. Elles nécessitent des dossiers relativement importants en temps et en matériel. Mais ce que l’on propose aux agriculteurs pour des contrats de cinq ans n’est pas nécessairement finalisé financièrement par la Région wallonne. Quand j’ai une culture de betteraves, je la vends et je suis payé. C’est pareil pour une céréale. Je signe un contrat de mesures environnementales avec la Région wallonne et le délai de paiement est de presque deux ans. C’est beaucoup trop long. D’autant plus qu’on vous annonce que vous serez payé dans l’année civile."

On l’aura compris, une telle journée permet l’expression de réflexions, de remarques et de critiques qui se veulent constructives pour que tout le monde puisse éviter un jour les gros soucis causés par les inondations.

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