Grèves: quel impact sur l'organisation des examens?

De nombreux étudiants se déplacent habituellement en bus
De nombreux étudiants se déplacent habituellement en bus - © Google maps

Le parking du site montois de la Haute école Louvain-en-Hainaut (HelHa) ne désemplit pas. Garés en double file, des parents patientent derrière leur volant pendant que leurs enfants passent leur examen. "Habituellement, mon fils prend un train et un bus pour venir ici, mais les deux sont en grève, témoigne un papa. On a dû se réorganiser. J’ai la chance de pouvoir télé-travailler. J’ai donc pris sur mes heures et je terminerai plus tard ce soir". Mais les parents d’étudiants qui se déplacent habituellement en bus ne peuvent pas tous se libérer aussi facilement.

Le règne de la débrouille

Or, l’école a averti : contrairement à la grève inopinée des agents de la SNCB la semaine dernière, celle de cette semaine était annoncée, et ne constitue donc pas un motif valable pour ne pas se présenter aux examens. Les absents n’ont aucune excuse. C’est donc le règne de la débrouille: la plate-forme de co-voiturage lancée par les étudiants sur les réseaux sociaux tourne à plein régime. Le bouche-à-oreille aussi: "J’ai demandé aux parents d’un copain avec qui je prends le train habituellement s’ils voulaient me conduire jusqu’ici. J’ai aussi fait du covoiturage avec le papa d’une copine", explique Adeline. Megan a quant à elle hébergé une autre étudiante: "Comme elle habite Tournai, c’était vraiment compliqué d’arriver ici sans train ni bus".

Quelques retards, peu d’absents

On compte finalement très peu d’absents dans les salles d’examens de la haute école, tout juste quelques retardataires: "Le maximum que nous avons eu c’est une quinzaine de minutes de retard, confirme Martine Gérard, directrice du département technique. J’ai demandé à mes enseignants, dans la mesure du possible, de laisser un peu de temps supplémentaire aux retardataires, pour qu’ils puissent terminer dans de bonnes conditions et avoir le même temps que ceux qui sont arrivé à l’heure". Il n’a donc pas fallu postposer d’épreuves, tout au plus parfois changer l’ordre de passage lors des examens oraux: "Les étudiants arrivent en général avec de l’avance, donc ce n’est vraiment pas un souci pour les enseignants".

Dans d’autres établissements, comme la Haute École Condorcet, un justificatif est demandé aux étudiants. Ce matin, ils sont cinq sur plusieurs centaines à ne pas s’être présentés à leur épreuve du jour. "Cela ne représente pas plus d’absents qu’en temps normal, précise Pascal Lambert, le directeur-président de la haute école. Chez nous le règlement d’ordre intérieur prévoit que les absents doivent nous transmettre un justificatif dans les 24h. Si l’absence est justifiée, nous réorganiserons l’épreuve dans la mesure du possible. Dans le pire des cas, l’étudiant se représentera en septembre. Mais nous essaierons au maximum de ne pas les pénaliser".

Et dans le secondaire ?

Les élèves du secondaire n’ont quant à eux pas encore entamé leur session d’examens. "C’est une chance !", souffle Françoise Colinia, préfète de l’Athénée royal de Mons. L’établissement se situe à quelques dizaines de mètres de la gare et bon nombre de ses élèves et enseignants s’y rendent en transports en commun. Dans cette école, les élèves de 3e, 4e, 5e et rhéto entament leur session d’examens mercredi et les derniers la terminent le 23, juste à la veille d’une nouvelle grève générale. "Il faudra avancer les horaires des délibérations, et sans doute prévoir des journées plus longues", ajoute la préfète.

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