Grève : cafouillage dans les écoles communales de Quévy

Les parents ont reçu la lettre vendredi, dans le cartable de leur enfant
Les parents ont reçu la lettre vendredi, dans le cartable de leur enfant - © Jeremy Giltaire

"Suite au mouvement de grève, nous vous informons que les cours ne seront pas dispensés ce mardi 10 octobre. Les écoles seront fermées et aucune garderie n'est prévue." Voilà le petit mot glissé, vendredi dernier, dans les cartables des 300 enfants qui fréquentent les huit écoles communales de l'entité de Quévy. 

Ce courrier, qu'un vent favorable a poussé jusqu'à notre rédaction, nous a interpellé. En effet, toutes les écoles sont tenues d'organiser un accueil pour les enfants quelles que soient les circonstances (grève, intempéries, ...). "L'obligation figure dans les décrets", nous confirme-t-on au cabinet de la Ministre de l'Enseignement obligatoire, Marie-Martine Schyns. 

La commune de Quévy serait donc dans l'illégalité. Ce lundi après-midi, nous rencontrons sa bourgmestre, Florence Lecompte (PS), pour le lui faire remarquer. "J'ignorais que c'était une obligation légale, reconnaît-elle. D'habitude, nous assurons une garderie dans l'une ou l'autre école de l'entité. Mais, cette fois, tous nos enseignants se sont déclarés grévistes. C'est une première. Nous avons donc voulu prendre les devants et prévenir les parents que les écoles seraient fermées ce mardi." 

La commune fait marche arrière 

La bourgmestre de Quévy paraît ennuyée. Quelques heures plus tard, Florence Lecompte nous rappelle : "La directrice générale a refait le tour des classes et elle a constaté que l'absence de garderie posait problème pour trois enfants. Nous avons donc décidé d'organiser un service d'accueil, ce mardi, dans les écoles de Quévy-le-Petit et de Givry." Une affiche sera placardée à l'entrée de toutes les écoles communales de Quévy, ce mardi matin, pour informer les parents de ce changement de programme. 

Voilà qui fait un peu brouillon ! Mais à Quévy, on ne semble pas très à cheval sur les règlements. Car au téléphone, la bourgmestre nous avoue aussi que, lors du mouvement de grève précédent, "tous les enseignants grévistes des écoles communales de Quévy ont été payés", comme si c'était un jour de travail normal. Ce qui n'est pas du tout réglementaire. 

Pas étonnant que les enseignants se soient déclarés si nombreux en grève pour ce mardi. Mais Florence Lecompte promet que, cette fois-ci, ils ne seront pas payés... 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK