Grâce à Frédéric et sa presse mobile, les pommes produisent du jus mais aussi de l’énergie

Vous êtes de plus en plus nombreux à vouloir valoriser les pommes de vos vergers. Par exemple en les faisant presser pour en récolter le jus. Depuis des années, Frédéric Lefèvre sillonne les routes de Wallonie et installe sa presse mobile dans les villages pendant quelques heures. C’était le cas ces dimanche et lundi à Lausprelle (Gerpinnes). Et si les clients repartent avec le jus issu de leurs propres pommes, Frédéric, lui, reste avec la pulpe. Un résidu qui sert à fabriquer de l’énergie.

Trois tonnes, 2000 litres et 1000 kW/h

Sur place, ce sont des sacs, des bacs et des cageots remplis de pommes que les clients apportent avant d’assister au pressage de leurs fruits. Les pommes sont d’abord lavées puis broyées, avant que leur jus ne passe l’étape de la pasteurisation. Puis le liquide est conditionné en cubis et la pulpe, elle, est précieusement récoltée. Frédéric Lefevre nous explique pourquoi : "J’ai de bonnes relations avec une unité de valorisation et donc j’essaie de déposer le marc de pressage là-bas et eux le transforment en gaz puis produisent de l’électricité. Pour vous donner un exemple chiffré, si l’on presse trois tonnes de pommes, et c’est ce que j’essaie de faire sur une bonne journée, je vais faire 2000 litres de jus et il va y avoir une tonne de marc de pressage qui, si on la bio méthanise, va donner 1000 kW/h de gaz. Transformé en électricité, pour donner un ordre de grandeur aux gens, ce serait 400 kW/h électrique, c’est-à-dire un dixième de leur consommation annuelle."

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Et si Frédéric consomme du carburant pour déplacer sa presse et de l’électricité pour la faire fonctionner, l’exploitation de la pulpe des pommes en bio méthanisation rend son activité totalement neutre en matière de consommation énergétique.

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