Gosselies: le gérant de la résidence-services placé sous mandat d'arrêt

Le gérant de la résidence-service de Gosselies, mise sous scellé jeudi, a été placé sous-mandat d'arrêt. Il est notamment inculpé de faux, usage de faux et d'abus de confiance. Les 46 résidents ont été évacués et pris en charge très rapidement. Le parquet a fourni plus de détails sur cette affaire particulièrement sordide.

Une résidence n'est pas un home

L'intervention menée hier est le résultat de plus d'un an d'enquête. Une enquête longue et difficile: les résidences ne sont pas soumises au mêmes contrôles ni à la même législation contraignante que les homes. Manifestement, il était urgent d'intervenir: les conditions d'hygiène étaient déplorables et des personnes en détresse étaient livrées à elles-mêmes. "On a vidé la résidences des ses 46 occupants", explique Daniel Marlière, premier substitut du procureur du Roi. "Une opération préparée depuis des semaines avec plusieurs structures d'accueil et le CPAS de Charleroi. L'objectif était de trouver une solution pour tous les résidents. Cinq d'entre eux ont été transférés en milieu hospitalier. Ils n'avaient rien à faire dans cette résidence vu leur état de santé. Onze résidents ont été placés dans des institutions psychiatriques. Les autres ont été pris en charge par le CPAS de Charleroi dans un premier temps avant d'être redirigés vers d'autres résidences car ils disposent de revenus."

Des revenus qui intéressaient beaucoup le gérant placé sous mandat d'arrêt. L'homme semblait choisir ses résidents parmi des personnes fragilisées, souvent sans famille et qui, du coup, lui faisaient confiance. Il possédait dans son bureau les cartes bancaires et codes secrets de plusieurs d'entre eux. "Les gens qui ont été pris en charge hier", précise Daniel Marlière, "sont des gens qui sont dans une détresse sociale. Ils ont du mal à se prendre en charge financièrement et parfois même physiquement. Il y a aussi parfois des problèmes de santé mentale et d'alcoolisme."  

L'enquête se poursuit et s'intéresse notamment aux mouvements de résidents, de personnel et de fonds entre cette résidence et d'autres résidences bruxelloises appartenant à la soeur du gérant incarcéré.

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