Gilly: l'Airbus A310 risque bien de terminer sa vie à la ferraille…

Arrivé en 1999 dans le paysage carolo, l'A310 avait appartenu à une compagnie africaine avant d'être installé contre toute attente à Gilly.
Arrivé en 1999 dans le paysage carolo, l'A310 avait appartenu à une compagnie africaine avant d'être installé contre toute attente à Gilly. - © Google Maps

Si vous empruntez la route de la Basse-Sambre, vous l’avez sûrement déjà croisé à hauteur de Gilly : l'Airbus A310 transformé en bar-restaurant. Il s’agit en fait d’un avion déclassé par une compagnie nigériane et installé là depuis 1999.

Aujourd’hui, un promoteur immobilier anversois, Arie Van De Kamp, souhaite construire des logements sur cette implantation. Une demande de permis de bâtir a même été déposée, mais elle a été refusée.

Un avion, oui ; mais des logements, non

La Région wallonne, par l’intermédiaire de la Direction des Risques industriels, géologiques et miniers, a prévenu qu’une étude des sols devait être effectuée. Car, dans un autre siècle, l'endroit était occupé par un charbonnage. Raison pour laquelle le fonctionnaire délégué a refusé le permis d'urbanisme le 28 mars 2017.

Conséquence : le bel Airbus est toujours là. Il prend la rouille, l'eau et le reste. Comme un avion sans ailes, qui attend la fin.

Un avion qui est presque devenu un symbole de Charleroi

Arrivé en 1999 dans le paysage carolo, l'A310 avait appartenu à une compagnie africaine avant d'être installé contre toute attente aux abords improbables d'un carrefour gillicien et d'une route à quatre bandes. À quelques centaines de mètres de l'endroit où s'était crashé, en 1973, un Boeing de la Sabena.

Comme une statue souvenir en quelque sorte… Sauf que non, ce fut un projet Horeca. Surréaliste. Lors de l’inauguration de l’appareil, il s'appelait d'ailleurs l'"Airbus Café".

Et cela fait 18 ans déjà que les automobilistes doivent se demander, en vertu de quelle règle d'urbanisme ce parking avait été octroyé.

Depuis 2012, cette carlingue est à vendre. Un déménagement dans un parc d’attractions a même été évoqué par ses propriétaires. Mais rien n’a abouti. Aujourd'hui, il risque fort de finir sa vie à la ferraille.

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