Ghlin: un cheval s'est grièvement blessé à l'hippodrome, il a dû être euthanasié

Le cheval mort toujours au bord de la piste deux jours après les faits, une vision qui a choqué Lydia Dumont qui a fait part de sa colère sur Facebook
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Le cheval mort toujours au bord de la piste deux jours après les faits, une vision qui a choqué Lydia Dumont qui a fait part de sa colère sur Facebook - © Facebook Lydia Dumont

Un accident rare s’est déroulé lundi dernier à l’Hippodrome de Wallonie à Ghlin. Au départ d’une course organisée ce lundi de Pâques, alors que tous les chevaux et leur jockey, encore confinés dans les cabines individuelles, étaient prêts à s’élancer, une des montures, Coffs Harbour, était très nerveuse. Tellement nerveux qu’à force de se mouvoir et de se cabrer dans la minuscule stalle de départ, l’équidé a brutalement laissé retomber une de ses pattes sur un des bords du box provoquant une fracture ouverte de son membre antérieur.

Les choses se sont ensuite un peu précipitées, le cheval blessé a été sorti de sa prison et emmené dans un endroit dégagé, à côté des pistes, afin que le départ de la course puisse être donné et la remorque avec les stalles ôtée du passage. À l’arrivée du vétérinaire, il n’y avait plus rien à faire pour sauver l’animal. Il a été euthanasié mais son cadavre est resté deux jours sur place.

Cette vision a choqué une partie du public

Mais, pour une partie du public présent, c’est l’image de Coffs Harbour blessé au bord de la piste dans l’attente de l’arrivée du vétérinaire, qui est restée gravée. Répercutée sur les réseaux sociaux par un membre du public présent, la situation a provoqué une certaine indignation qui, à la faveur du web, a enflé. "la direction de ce dit (sic) hippodrome a obligé Coffs Harbour à traverser tout le champs de course par ses propres moyens en souffrant le martyre, car même pas de bâches pour cacher la misère au public" peut-on ainsi lire sur Facebook sous la plume de Lydia Dumont qui publie au-dessus de son message la photo du cadavre de Coffs Harbour que vous pouvez voir au-dessus de cet article.

Il a fallu décider rapidement

"À ce moment précis il faut prendre une décision à la minute parce qu’il y a encore treize autres chevaux qui sont encore rangés dans les stalles de départ et qui commencent eux aussi à s’énerver" commente l’entraîneur du cheval Léo Bram. "La seule alternative aurait été de retarder la course de cinq ou dix minutes et d’euthanasier le cheval sur place".

Le patron de l’hippodrome, Achille Cassart explique que c’est la première fois qu’un accident de cette gravité se produit à Ghlin au départ d’une course. Il précise qu’il y a deux ans l’hippodrome a investi dans de nouvelles stalles pour améliorer la sécurité des jockeys et des chevaux au départ des courses.

Dans l’accident de ce lundi "le fait de l’avoir fait retraverser, c’est vrai que c’est une erreur pour le bien-être du cheval, concède Achille Cassart, l’idéal eut été d’aller chercher le cheval avec une remorque mais une fois que l’accident a eu lieu il n’y a pas vraiment de solution miracle".

Il y a des procédures à respecter

Quant à l’exposition du cadavre de l’équidé à la vue de tous pendant deux jours, Achille Cassart explique que c’est la procédure. En fait, quand un cheval meurt, il faut laisser son cadavre à vue dehors pour une simple raison c’est que le camion d’équarrissage passe uniquement la nuit. "On ne peut donc pas l’occulter sinon le camion qui passe ne trouvera pas la dépouille, justifie Achille Cassart. C’est vrai que ce n’est pas un spectacle réjouissant, mais on ne sait plus rien faire, il est mort".

Et comme, dans ce cas-ci l’accident est arrivé un jour de congé, il a fallu un jour de plus pour que ce service intervienne.

 

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