Gerpinnes et Ham-sur-Heure se positionnent sur le futur tracé de la E420

Les documents consultables pour la population concernée
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Les documents consultables pour la population concernée - © rtbf.be - Christine Borowiak

L'enquête publique sur le futur tracé de la E420 est lancée. Dès ce mercredi, et jusqu'au 8 décembre, les habitants de Walcourt, Ham-sur-Heure/Nalinnes, Gerpinnes, Châtelet et Charleroi vont pouvoir consulter les documents mis à leur disposition à la commune et donner leur avis. Nous nous sommes penchés sur deux communes particulièrement concernées : Ham-sur-Heure/Nalinnes et Gerpinnes.

Pourquoi ? Parce que les différents tracés proposés vont zigzaguer sur leurs territoires. Dans les deux côtés, les deux bourgmestres se disent ouverts à la discussion.

Gerpinnes veut "améliorer la situation et atténuer les nuisances"

A Gerpinnes, Philippe Busine rappelle que plusieurs quartiers sont déjà congestionnés aujourd'hui par la circulation, et que l'ouverture du goulot de Couvin - et bientôt de l'autoroute côté français - va aggraver la situation.

Maintenant, les tracés impactent tous Loverval : une trentaine de bâtiments pourraient être expropriés, et il va falloir négocier. "Bien sûr, il y a des budgets. Bien sûr, il y a des critères à tenir en compte : la pollution, l’environnement, la perception dans le paysage… Moi, je crois que c’est surtout de l’humain dont il faut tenir compte ici. Il y a des solutions pour ce genre de travaux. Je pense à des tunnels, des semi-enterrés, des palissades, des plantations… Autant d’éléments qui permettent d’améliorer la situation et d’atténuer les nuisances."

Et du côté de Ham-sur-Heure/Nalinnes?

Là aussi, les autorités communales disent qu'à priori, elles sont d'accord, mais ici aussi, des quartiers vont être touchés. Pas de démolitions prévues cependant, mais beaucoup de nuisances sonores, explique Yves Binon, le bourgmestre. "Enormément d’habitants de notre commune sont dans les zones où le bruit va augmenter très fort (dès 60 décibels) et ça, ça ne va pas ! Pour résoudre ce problème-là, il faut absolument approfondir l’étude et conseiller à la Région wallonne – dans cette étude d’incidences – qu’il faut faire des tunnels, pour être tranquille. Je pense qu’à certains moments, on ne peut pas gâcher la tarte pour l’œuf ! Mais s’ils ne le font pas, au lieu d’avoir notre collaboration, ils auront notre opposition dans ce dossier."

L’étude d'incidences est consultable auprès de l’administration communale, et une réunion d'information sera prévue dans chaque commune concernée. Vous trouverez toutes les informations sur les sites communaux.

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