Fleurus: L'hippothérapie pour s'en sortir après un burn-out

Fleurus: L'hippothérapie pour s'en sortir après un burn-out
Fleurus: L'hippothérapie pour s'en sortir après un burn-out - © Tous droits réservés

"Au pas des Chevaux" à Fleurus, sept chevaux paissent librement. L’aéropôle de Gosselies est tout proche, mais le décor est champêtre. L’hippothérapie se pratique depuis une quarantaine d’années, environ. Et elle est reconnue pour son impact sur différents troubles moteurs ou du comportement. Le caractère apaisant du cheval semble aussi particulièrement adapté pour compléter un traitement après burn-out professionnel. 

C’est en tout cas le pari qu’a fait Gaëlle Piacenti, hippothérapeute certifiée, qui a rencontré plusieurs cas de burn-out: "Il y a des gens qui ont envie d’être juste à côté des chevaux et de leur donner des carottes . D’autres voudront les brosser. Les chevaux, en tout cas, sont dans le "ici et maintenant".

Mettre les ruminations en "off"

"Quand ils mangent, ils ne pensent pas à leur prochaine réunion ou à ce qu’ils feront après. Dans le burn-out, des ruminations, il y en a sans cesse. Et en présence d’un cheval, les ruminations se mettent en "off", et la personne peut alors s’ouvrir à autre chose qu’à son mal-être. Ça permet de se retirer de toute cette vie qui va de plus en vite où l'on demande de plus en plus."

Vous allez aux séances mal habillé, dans la boue, et au contact d’un animal qui ne porte pas de tenue de travail. Ça vous ramène à votre propre simplicité.

L’absence de programme établi, en présence des équidés, semble obliger à un certain lâcher prise. "Souvent, les gens qui souffrent d'un burn-out voudraient continuer à faire comme avant, quand ils étaient hyper-productifs. Mais ça n’est juste plus possible, et donc ici, ils lèvent le pied". Dans la patientèle du centre d'hippothérapie fleurusien, une ex cadre dans la finance, qui s’est dirigée vers l’hippothérapie un peu par hasard: "Après une thérapie cognitive et comportementale, j’avais encore des choses à travailler, parce que j’avais un besoin de contact avec la nature et les animaux, entre autres. Vous allez aux séances mal habillé, dans la boue, et au contact d’un animal qui ne porte pas de tenue de travail. Ça vous ramène à votre propre simplicité. Au début des séances, j’en espérais trop, comme d’une solution magique. Et puis petit à petit, je me suis rendu compte que les solutions étaient en moi".

Au pas des chevaux, une séance coûte 45 euros de l’heure, tout de même. L’hippothérapie ne remplace évidemment ni le diagnostic ni un traitement médical. Il semble plus adapté comme complément, dans une phase de reconstruction qui suit un burn-out.

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