Financièrement parlant, Braine-le-Comte va devoir se serrer la ceinture

A Braine-le-Comte, on savait déjà que les finances n’étaient pas terribles. Et bien, on sait maintenant que la situation est pire que ce qu’on avait initialement imaginé.

Si l’on regarde les comptes de 2014, on constate un déficit de 1,9 millions d’euros. Ce n’est pas rien et, mauvaise nouvelle, ça ne s’annonce pas mieux pour 2015.

Il faut savoir qu’un plan sur trois ans avait été mis en place pour faire des économies mais ça ne suffira visiblement pas. Il faut donc prendre le taureau par les cornes et sortir la grosse artillerie en demandant l’aide du CRAC, le Centre Régional d’Aide aux Communes, le bras armé de la Région wallonne en matière de finances locales. Mais, pour bénéficier de cette aide, il faut accepter ce qu’on appelle un plan de gestion qui va s’étaler sur cinq ans.

Alors, si la situation a dégénéré, c’est sans doute par excès d’optimisme. On a ainsi, notamment, surévalué l’effet de certaines taxes. De l’argent devait aussi rentrer via le fonds des communes mais, finalement, c’est moins que prévu. Voilà pour le constat. Alors, comment redresser la situation ? Avec, comme on l’a dit, un plan de gestion avec des pistes concrètes : il va falloir légèrement augmenter l’IPP, l’impôt des personnes physiques. Par ailleurs, comme la commune a déjà fait des économies sur les frais de fonctionnement, ce sera difficile d’encore gagner des sous à ce niveau. Mais il faudra sans doute procéder à la réorganisation de certains services comme le Centre Public d’Action Sociale ou la Régie communale autonome.

Bref, il y a du pain sur la planche. Le nouveau bourgmestre et successeur de Jean-Jacques Flahaut (MR), Maxime Daye (MR), avance en tous cas que les autorités communales vont faire preuve d’inventivité.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK