Estaimpuis: la grève se poursuit au sein de l'entreprise Remi Tack

Sans accord avec la direction, les travailleurs ont décidé de ne pas reprendre le travail de lundi après-midi.
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Sans accord avec la direction, les travailleurs ont décidé de ne pas reprendre le travail de lundi après-midi. - © Laurent Dupuis

Les travailleurs de Remi Tack se croisent les bras depuis ce lundi matin, à Estaimpuis. Ils réclament une augmentation de leurs chèques-repas et le versement d'une prime liée au port d'un masque de sécurité. 

L'usine Remi Tack, qui emploie 45 personnes, est spécialisée dans la vente et le reconditionnement de fûts et de conteneurs en plastique ayant contenu des produits chimiques. 

"Nous portons des masques à cartouches filtrantes, des masques qui doivent filter les produits chimiques, mais l'entreprise ne nous a jamais versé la prime alors que c'est obligatoire", expliquent Esméraldo Nolet et Dimitri Delhaye, tous les deux ouvriers au sein de l'entreprise Remi Tack et respectivement délégué syndical CSC et délégué syndical FGTB. "Nous en avons discuté avec la direction pendant des mois mais c'était un dialogue de sourds. Elle ne faisait que reporter le sujet. Elle nous prenait pour des idiots."

Un préavis de grève a été déposé. Et comme les travailleurs n'obtenaient pas de réponse, ils n'ont pas repris le travail ce lundi dès 3h. Pour forcer la direction à la négociation. 

"Nous sommes là pour travailler, mais aussi pour défendre nos droits", lance Esméraldo Nolet. 

Outre le versement de la prime horaire pour le port du masquet (1,51 euro par heure), les travailleurs espèrent obtenir une compensation pour toutes les années durant lesquelles ils n'ont pas obtenu la prime horaire, et une hausse des chèques-repas. 

Une réunion s'est tenue entre syndicats et direction ce lundi après-midi. 

"La direction a proposé de verser la prime pour le port du masque, ce qu'elle doit faire de toute façon puisqu'elle était et elle est dans l'illégalité en ne la versant pas, mais il n'y a pas d'accord sur la rétroactivité de la prime ou la hausse des chèques-repas", indique Bernadette Deroubaix, permanente de la Centrale générale de la FGTB. 

Les travailleurs ont dès lors décidé de ne pas reprendre le travail, et donc de poursuivre la grève. 

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