Après Erquelinnes, c'est Estinnes qui ferme ses frontières

Poste frontalier franco-belge
Poste frontalier franco-belge - © @RTBF

La commune d’Estinnes dans la province de Hainaut a installé le même dispositif  que la commune d'Erquelinnes. Les passages de frontières les moins fréquentés entre Rouveroy et Villers-Sire-Nicole sont barrés par des blocs de béton. 

A Erquelinnes, depuis mercredi, une dizaine de barrages de béton ont été installés sur la zone frontalière qui sépare la commune belge d’Erquelinnes de cinq villages français limitrophes. Sur les plus grands axes routiers, les contrôles sont renforcés. Cette mesure a été prise conjointement par le bourgmestre d’Erquelinnes et le maire de Jeumont pour rendre la frontière moins poreuse. 

Mais qu’en est-il des autres postes frontaliers franco-belges ?

Une mesure non généralisée

Nous avons sollicité les autorités pour savoir combien de points de passage il existe entre la France et la Belgique. Personne n’a été en mesure de nous répondre. A l’heure actuelle, rien n’oblige les communes situées sur les 620 kilomètres frontière franco-belge d’installer des barrages de béton. Une certitude, la frontière est complètement perméable à de nombreux endroits. De nombreuses communes n’ont pas les moyens de renforcer les contrôles transfrontaliers.

Des contrôles aléatoires

Dans le village de Gognies-Chaussée, la France est à gauche de la route, la Belgique à droite. " Il n’y a pas de barrages fixes dans la commune. Les effectifs de la gendarmerie ne le permettent pas. Par contre, il y a une mobilisation de toutes les unités de gendarmerie de la région pour organiser une présence aléatoire 24h sur 24 aux différents points de passage " explique Jean Meurant, maire de Gognies-Chaussée qui n’exclut pas la possibilité d’installer lui aussi des blocs de bétons dans sa commune.

Besoin de renfort

A une vingtaine de kilomètres de là, à Quiévrain, la bourgmestre n’a pas l’intention d’envisager cette possibilité. Les barrages de béton pourraient déranger les riverains. Elle se sent toutefois démunie face à ce besoin soudain de contrôles frontaliers. "Nous sommes proches de l’ancien poste frontière d’Hensies. Des milliers de véhicules traversent la commune tous les jours. Vous vous rendez-compte ce qu’il peut transiter ? Nous aussi avons besoin de renfort et de contrôles. Pas seulement les grandes communes" dit Véronique Damée, la Bourgmestre de Quiévrain.

Des mesures de sécurité vont probablement encore être prises ces prochains jours. Une réunion est prévue demain à la préfecture de Lille avec les maires du département du Nord pour qu’ils puissent s’accorder sur des mesures de sécurité efficaces. Les communes ont en tout cas la volonté de synchroniser leurs actions de part et d’autres de la frontière.

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