En furie, il force un barrage de police et se fait tirer dessus à Thuin: six ans de prison

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Illustration - © Belga - Nicolas Maeterlinck

Un Thudinien, déjà condamné pour homicide involontaire, a écopé mercredi de six ans de prison ferme devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Il était poursuivi pour de multiples faits de rébellion et d'outrages, une extorsion et une entrave méchante à la circulation. Après avoir menacé et volé ses anciens employeurs, il avait mené une course-poursuite avec les forces de l'ordre qui ont dû ouvrir le feu.

Le 10 septembre dernier, Jordan S. démolissait la voiture de sa compagne à coups de barre de fer parce qu'elle venait de le quitter. En furie, il avait été interpellé et présenté au parquet pour des faits d'outrages, de rébellion et de harcèlement. La magistrate l'avait relaxé en lui laissant une dernière chance.

Mais le 16 septembre, l'individu s'est présenté à l'asbl de réinsertion sociale "Essor", son ancien employeur qui l'avait éconduit un an plus tôt à cause de ses problèmes comportementaux. Armé d'un cutter, il a menacé de mort le directeur ainsi que deux éducateurs et s'est emparé d'argent et d'une camionnette chargée d'outils. Pris en chasse par les forces de l'ordre, Jordan S. avait roulé à toute allure dans les rues de Lobbes et de Thuin, forçant trois barrages de police.

Sachant que le suspect était dangereux, qu'il était muni d'une hache et qu'il s'était arrosé d'essence en menaçant de s'immoler, les policiers l'avaient finalement immobilisé dans le centre de Thuin en tirant plusieurs coups de feu.

Poursuivi cette fois pour extorsion, entrave méchante à la circulation, outrages et rébellion, le prévenu a expliqué qu'il se trouvait à l'époque en dépression à la suite d'une condamnation à quatre ans de prison pour un homicide involontaire. Il avait en effet causé la mort d'un piéton après l'avoir fauché en état d'ébriété. Il a ajouté que sa compagne venait de le quitter et qu'il avait consommé de l'alcool et du cannabis le jour des faits.

Le parquet, qui a souligné que la course-poursuite s'était produite à l'heure de sortie des écoles, a requis quatre ans de prison ferme. Me Deprez, conseil de Jordan S., a pour sa part plaidé une peine de probation autonome afin de permettre à son client de poursuivre sa thérapie.

Le tribunal a toutefois tenu compte de l'état de récidive du prévenu, de sa dangerosité sociale et des nombreux avertissements dont il n'a pas tenu compte pour le condamner à six ans de prison ferme.

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