Emeutes à Bruxelles: "Nous sommes les dindons de la farce!", s'indignent les pompiers

La police aurait-elle dû intervenir plus vite samedi soir près de la Bourse ? Certains se posent en tout cas des questions au lendemain des émeutes...
La police aurait-elle dû intervenir plus vite samedi soir près de la Bourse ? Certains se posent en tout cas des questions au lendemain des émeutes... - © RTBF

C'est la polémique ce lundi matin à Bruxelles, après les émeutes du weekend. La police aurait-elle dû intervenir plus vite samedi soir près de la Bourse? Pour rappel, entre 2 et 300 personnes étaient rassemblées pour fêter la qualification du Maroc pour la Coupe du monde de football. Un rassemblement qui a ensuite dégénéré: des casseurs s'en sont pris à des vitrines de magasins, qu'ils ont même pillés. Il y a eu aussi du mobilier urbain cassé; deux voitures incendiées… Bilan: 23 blessés, dont 22 policiers.

Ce lundi matin, le syndicaliste policier Vincent Gilles dénonce la manière dont on a demandé aux policiers de gérer les choses: "Des forces en sous capacité par rapport à l’événement ; des ordres – tant de l’autorité administrative que du responsable du service d’ordre policier – ambivalents, inadéquats, visant l’attentisme… Un ratage malheureux, en somme!"

"Aucune protection autour de nous!", s'indigent les sapeurs-pompiers

Eric Labourdette, syndicaliste chez les pompiers de Bruxelles, dénonce lui-aussi les conditions dans lesquelles les secours ont dû intervenir, notamment pour éteindre les voitures en flammes.

"Tout le monde parle des agressions envers les policiers, des dégâts sur les magasins mais on oublie qu’au milieu de tout ça, les dindons de la farce, ce sont toujours les sapeurs-pompiers! Qui doivent intervenir en tout temps, dans tous les milieux (…) On a été appelé pour une voiture en feu. Lorsque nous sommes arrivés sur place, nous nous sommes faits agresser et on a dû dégager de là. La voiture a donc complètement brûlé parce que l’on n’a pas su intervenir. On a bénéficié d’aucune protection de la part de la police. Alors, je n’en veux pas à la police! Ils étaient très certainement occupés. Mais on passe sous silence le fait qu’on n’ait pas pu travailler parce qu’on a manqué de protection et parce qu’on a littéralement été agressé par des bandes de sauvages".

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