Elections communales 2018: la parité homme-femme est parfois difficile à réaliser

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Illustration - © ERIC LALMAND - BELGA

Les élections communales se dérouleront dans quatre mois. Du coup, c'est le branle-bas de combat dans les partis pour boucler les listes. D'autant que, à partir de cette année, il faudra autant de femmes que d'hommes selon le principe de la "tirette". Cette contrainte pose clairement problème dans certaines communes alors que d'autres, par contre, ont déjà recruté leurs candidates.

Là où le problème est criant, c’est au niveau des nouvelles listes : celles qui n'existaient pas aux élections précédentes et qui n'ont pas encore assez de contacts et d'appuis. A Châtelet, bastion socialiste depuis longtemps, Rosario Gagliano tente de lancer une liste Défi. Il explique : "Il me reste cinq femmes à trouver. Les femmes m’évoquent souvent leurs problèmes : il y a celles qui disent qu’elles doivent s’occuper de leur famille et puis il y a celles qui disent que leur mari travaille à tel endroit et que leur implication politique pourrait être dangereuse pour son travail. Moi je pense que, pour attirer plus de femmes, il faudrait juste qu’elles comprennent qu’aujourd’hui il y a un changement en cours et qu’il faut changer les choses. Et qu’on a besoin des femmes autant que des hommes. Parce qu’une femme a peut-être des idées différentes, une autre approche de la politique et une autre approche pour les problèmes que nous avons dans la ville."

Chez Ecolo, un peu partout, on a déjà une culture de la parité depuis longtemps. Les candidates sont déjà repérées et c'est déjà dans les moeurs. Mais les Verts ne sont pas les seuls.

A Farciennes, la liste PS comporte plus de femmes que d'hommes. Il y a effectivement une femme en plus car la liste possède un nombre de candidats impair. Et, dans ce cas, c’est tout à fait possible. Parmi les nouvelles candidates, pour la première fois sur une liste, il y a Nadia Mouttaki, 46 ans, qui est ravie de cette parité sur les listes : "Ici, on est toutes des battantes à Farciennes. On attendait l’occasion car c’est une occasion rêvée pour nous. Moi je suis maman célibataire. Je travaille, je m’occupe de la maison, je m’occupe d’élever mon fils, un ado de 17 ans. Ca n’empêche pas. Que du contraire. Je trouve que c’est plus valorisant pour une maman célibataire que son enfant la voie justement dans ce genre d’activités. Avant, je travaillais ici à la commune comme gardien de la paix pendant cinq ans et c’est vrai que j’étais fort en contact avec les citoyens. Ca a commencé là en fait. "

En plus de favoriser l'égalité hommes-femmes, le principe de la tirette oblige les listes à chercher de nouvelles candidates. Ce qui apportera, sans nul doute, un vent frais dans le paysage politique pour les élections communales et provinciales du 14 octobre prochain.

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