Ecole Saint-Henri d'Houthem: "on ne manifeste pas mais on a des idées"

Objectif 5000 euros pour la classe de Madame Marie
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Objectif 5000 euros pour la classe de Madame Marie - © RTBF

C'est inédit, c'est un projet ambitieux mais les élèves de l'école Saint-Henri en sont persuadés: ils ont un rôle à jouer pour sauver la planète! Et cela passe par des panneaux photovoltaïques qu'ils ont eu l'idée d'installer sur le toit de leur école en lançant un financement participatif sur une plateforme. "C'est vrai que quand on parle de projets pour la planète" nous explique Marie Deldicque , l'institutrice de 5ème et 6ème primaire, "il n'y a pas plus motivant pour des enfants de leur âge. On sait très bien qu'on ne peut pas aller manifester le jeudi à Bruxelles et on s'est dit pourquoi pas à notre échelle faire quelque chose de concret. Une trentaine de panneaux photovoltaïques coûterait 15 000 euros, on se dit que si on réunit 5000 euros sur cette plateforme de financement participatif, on sera autonome pour un tiers avec onze panneaux." Des panneaux photovoltaïques qui permettent de produire de l'énergie propre et de ne rejeter aucun gaz à effet de serre.

Réduire la facture d'électricité  

"On a vu la facture d'électricité de l'école" nous dit Nolann, "on consomme 10 600 kilowatts-heures par an et c'est beaucoup d'argent. Donc, ce qu'on va pouvoir économiser avec les panneaux photovoltaïques pourra servir aux voyages scolaires notamment et puis surtout on remarque que des gens extérieurs à l'école donnent de l'argent sur le site et cela va permettre aussi de sensibiliser d'autres enfants et leurs parents." En quelques jours seulement, les élèves ont déjà récolté plus de la moitié de la somme nécessaire pour installer 11 panneaux. Tous les matins, c'est devenu un rituel dans la classe, on scrute le nombre de donateurs sur le site et le montant du financement qui ne cesse de monter. Toute l'école soutient la classe qui participe d'ailleurs à un concours interscolaire avec ce projet. Autant dire que la motivation est grande. Abdeladhim, Tristan, Maxime, Yaël et leurs camarades jonglent entre les notions d'énergies renouvelables, gaspillages et moyens de faire face aux défis climatiques. "Je me rends compte que la terre est en piteux état et qu'il faut agir. Les glaciers sont en train de fondre et il faut penser à nos enfants et nos petits-enfants."        

Tendre vers le zéro déchet 

L'installation de panneaux photovoltaïques n'est pas le seul projet mis en place dans cette école, l'aménagement d'une cour de récréation "zen" est en cours avec l'aménagement de cabanes construite en bois et les collations proposées aux élèves se composent de fruits essentiellement pour mettre à mal les déchets liés aux emballages.    

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