Drone: le nouveau collègue de la police boraine

OnyxStar est le nom du nouvel engin de la police boraine
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OnyxStar est le nom du nouvel engin de la police boraine - © RTBF

C'est une première dans le Hainaut. La zone de police boraine fait l'acquisition d'un drone. La machine pèse environ six kilos et est équipée de huit moteurs. De quoi embarquer deux caméras: une traditionnelle et une thermique. La nouvelle acquisition devrait assister les policiers dans leurs missions. "On peut s'en servir pour des actions de police administrative et judiciaire, pour retrouver des personnes disparues, des fugitifs", explique le chef de corps Jean-Marc Delrot. "Il y a des possibilités en matière de sécurité routière, de mobilité. Faire des photos lors d'accidents de la route, trouver des indices. Le drone pourrait également aider lors de catastrophes sur les sites Seveso, ou lorsqu'il y a un problème impliquant une citerne chargée de produits dangereux, un accident sur l'autoroute ... "

"Pas si cher", tout compte fait

L'acquisition du drone a coûté 25000 euros à la zone de police. "Ce qui est le plus coûteux c'est le matériel optique. Equiper la caméra d'un zoom est un surcoût. Pareil pour la caméra thermique", poursuit le chef de corps. Pour Jean-Marc Delrot, c'est une grosse dépense, certes, mais qui doit être mise en perspective. "Lorsque nous devons faire appel à un hélicoptère de la police fédérale, pour survoler une partie du territoire, cela coûte très cher! Il faut payer le pilote, le co-pilote, l'opérateur vidéo, le kérosène...Les drones sont une alternative à moindre coût".

Une drone de team

L'utilisation de ces engins de haute technologie n'est pas à la portée de tous. La zone de police s'est entourée de personnes ayant un brevet de pilotage de drone, la "team drone". A sa tête, un policier également pilote d'ULM à ses heures perdues. Deux cadreurs, "actifs à la zone de police dans le domaine des caméras de surveillance". Deux pilotes de drones ont été formés. L'inspecteur Sébastien Circelli figure parmi eux. C'est lui qui a eu l'idée d'investir dans un drone, à la zone boraine.  "Personnellement, j'ai une passion pour l'aéromodélisme", commence l'inspecteur. "J'ai voulu proposer à la zone d'investir dans un drone pour les missions de police. On s'est renseigné sur ce qui existait. Il a fallu se former, car depuis un arrêté du ministère de l'intérieur, les policiers doivent suivre une formation dans la classe de risque la plus élevée.

Le survol a ses limites

Si la météo n'est pas bonne, en cas de fortes pluies, ou de grand vent, le drone ne pourra pas quitter l'hôtel de police. Les conditions atmosphériques ne sont pas les seules entraves au bon fonctionnement du drone. La législation protège certains sites : par exemple les sites Seveso. La police doit obtenir une autorisation avant de les survoler. En matière de respect de la vie privée, "il n'est pas question de survoler des endroits privés sans justifications valables. Si cela doit arriver, ça sera dans le cadre d'une mission bien précise et dans les limites légales ", précise Jean-Marc Derlot. La première sortie du dispositif est prévue lors du "Summer festival" qui se tiendra à Boussu, du 10 au 12 août.

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