Droits des femmes: "J'ai privilégié les enfants au détriment de ma carrière et maintenant le montant de ma pension est nul"

Marie-Thérèse passe en revue les photos de l'époque où elle travaillait chez Royal Boch
Marie-Thérèse passe en revue les photos de l'époque où elle travaillait chez Royal Boch - © Arnaud Montero

C'est la journée internationale des droits des femmes ce 8 mars. Des femmes vont faire grève aujourd'hui, au travail. D'autres vont se croiser les bras à la maison. Et en cette journée spéciale, certaines témoignent. Notamment celles qui ont -et c'est fréquent- une pension moins élevée que celle des hommes, parce qu'elle ont choisi d'arrêter de travailler à certains moments de leur vie pour s'occuper des enfants. C'est le cas de Marie-Thérèse: cette Louviéroise aurait pu avoir une meilleure pension si elle n'avait pas pris de pauses carrières pour élever ses trois filles. Une mission qui l'a empêchée aussi de faire une carrière à la Commission européenne à Bruxelles. Résultat, aujourd'hui, Marie-Thérèse a une petite pension alors qu'elle a travaillé plus de 40 ans chez Royal Boch à La Louvière: "le montant de ma pension est vraiment nul. J'ai fait énormément de sacrifices. Le choix de ne pas aller à Bruxelles et de gagner plus, ça a été un choix difficile, mais j'ai privilégié la vie de famille, les enfants", détaille-t-elle.

Un homme qui aurait arrêté sa carrière pour élever les enfants, ça aurait été mal vu dans la famille

"Mon mari n'étant pas à la maison tout le temps, il travaillait à l'étranger, il ne rentrait qu'une fois par semaine... J'étais obligée de faire des choix comme ça", déplore Marie-Thérèse qui s'estime, avec ce type carrière, pénalisée sur le montant de la pension.
En Belgique, les Femmes gagnent 21% de moins par an que les hommes. Le montant de leur pension est 28% moins élevé.
 

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